7 mai 2015
Le projet de loi sur le tabagisme bien accueilli
Par: Sarah-Eve Charland
Stéphane Martin affirme avoir arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique. | Gracieuseté - Vincent Couture

Stéphane Martin affirme avoir arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique. | Gracieuseté - Vincent Couture

Le projet de Loi visant à renforcer la lutte contre le tabagisme est bien reçu dans la région. Un resserrement de loi était nécessaire, affirment les intervenants.

Le projet de loi prévoit l’interdiction de l’aromatisation des produits du tabac, l’interdiction de l’usage du tabac dans les voitures en présence de jeunes de moins de 16 ans et l’interdiction de fumer sur les terrasses publiques. Le projet de loi assujettit les cigarettes électroniques aux mêmes dispositions que la cigarette traditionnelle.

« Ce sont d’excellentes mesures. Ce sont les lois au fil des ans qui ont amené les gens à changer de comportement et à arrêter de fumer. Les gens réfléchissent. Ça les fait bouger », affirme l’infirmière au centre d’abandon du tabac à Sorel-Tracy, Martine Angers.

Elle applaudit aussi la mesure concernant les cigarettes électroniques qui ne sont pas encadrées pour le moment.

« On ne sait pas si les cigarettes électroniques sont bonnes ou non. Il n’y a pas eu assez d’études sur le sujet. On voudrait que le gouvernement aille plus loin en laissant la gestion de ce produit aux pharmacies », ajoute-t-elle.

Le propriétaire de la boutique e-Vape, Manuel Lavallée, voit d’un bon œil l’encadrement des cigarettes électroniques. Il croit qu’un contrôle sur la vente de ce type de produit est nécessaire.

« C’est un produit qui fait ses preuves. Il faut que ce soit réglementé, mais de la bonne façon. Il faut que le client ait accès à un produit de qualité. »

Il éprouve toutefois quelques réserves sur l’idée de mettre dans la même catégorie les cigarettes traditionnelles et électroniques.

« On ne peut pas mettre un produit sans tabac avec les produits avec tabac. Ce sont deux choses complètement différentes. Les vapoteurs souhaitent arrêter de fumer. Il ne faut pas les mettre dehors avec les fumeurs », croit-il.

Des opinions mitigées des consommateurs

Les lecteurs ont été interpellés sur la page Facebook du Journal. Les commentaires se sont révélés mitigés sur la question.

« Absolument rien contre! Quand j’étais un fumeur, j’étais capable de ne pas fumer en public. C’est la même chose maintenant que je suis un vapoteur. Quoi que je profite de la souplesse de la loi actuellement », a souligné Stéphane Martin, qui affirme avoir arrêté le tabac depuis janvier 2015 grâce aux cigarettes électroniques.

« Je suis une ancienne fumeuse. J’ai respecté les lois anti fumée. J’ai respecté ceux qui ne fumaient pas en m’abstenant de le faire chez eux. Mais là! La e-Vape ne sent rien, mais rien du tout », a ajouté pour sa part Marie-France Légaré.

« Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu d’études avant de permettre la vente de ces produits. On les publicise comme alternative pour arrêter de fumer, mais les études ne peuvent pas prouver leur innocuité… Un peu tard pour reculer », a mentionné Fannie Poulin.

image