15 avril 2015
Le procès du pédophile allégué André Pépin se poursuit
Par: Sarah-Eve Charland
Le procès d’André Pépin se poursuit. | TC Média - Jean-Philippe Morin

Le procès d’André Pépin se poursuit. | TC Média - Jean-Philippe Morin

SOREL-TRACY – La Couronne a terminé de dévoiler sa preuve au procès du pédophile allégué André Pépin le 10 avril dernier, au palais de justice de Sorel-Tracy.

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Le procès a débuté le 25 mars dernier. Au bout de plusieurs jours, la procureure de la Couronne, Geneviève Beaudin, a présenté 24 témoins devant la cour.

M. Pépin fait face à une quarantaine de chefs d’accusation, la plupart à caractère sexuel. Onze présumées victimes, presque tous des garçons mineurs, ont porté plainte contre lui. Ces agressions se seraient déroulées entre 1993 et 2013.

Plusieurs enquêteurs ont témoigné. Des CD contenant des vidéos de relations sexuelles et des photos nues des victimes alléguées, entre autres, une caméra cachée dans une armoire, un ordinateur, des cartes-mémoire, des clés USB, photos des victimes et un livret de prescriptions vierge ont été saisis lors de la perquisition en mars 2013.

La Couronne a terminé en soumettant une preuve de faits similaires. « Le but est de démontrer le modus operandi que l’accusé utilisait et que les similitudes vont au-delà des coïncidences », explique Me Beaudin.

Des éléments communs

Des éléments communs reviennent dans plusieurs témoignages, souligne Me Beaudin. Notamment, plusieurs témoins ont affirmé que l’accusé leur offrait de la bière de marque Budweiser et que l’accusé demandait de raser leurs parties génitales. Plusieurs ont également confirmé son lieu de résidence et son véhicule.

« L’accusé ciblait des personnes vulnérables et qui avaient possiblement des dépendances. […] Ce sont, tous, des jeunes qui n’ont pas eu une enfance facile et joviale. Ils ne se connaissaient pas entre eux », mentionne-t-elle.

L’avocat de la défense, Luc Forcier, s’est toutefois opposé à l’admissibilité de la preuve. « Ça met un double poids pour la défense et l’effet préjudiciaire est double. Ça porte atteinte à la présomption d’innocence. La demande va trop loin. Si vous admettez la preuve, cela scelle une bonne partie du procès », a-t-il affirmé en s’adressant au juge.

Le juge n’a pas pris de décision sur l’admissibilité de la preuve de faits similaires. Il rendra sa décision au moment de reprendre le procès le 16 avril.

La défense compte faire entendre au moins deux témoins. L’avocat n’a pas révélé si l’accusé témoignera.

Rappelons que l’accusé a été arrêté en avril 2013. Il est détenu depuis le début des procédures. Il avait renoncé à son enquête préliminaire en août 2013.

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