17 juillet 2015
Le Parti d’Aujourd’hui sera dissous
Par: Julie Lambert
Le chef intérimaire du parti depuis le départ de Corina Bastiani, Patrick Péloquin. | P)hoto: TC Média - Archives

Le chef intérimaire du parti depuis le départ de Corina Bastiani, Patrick Péloquin. | P)hoto: TC Média - Archives

L’ancienne chef du Parti d’Aujourd’hui, Corina Bastiani. | Photo : TC Média - Archives

L’ancienne chef du Parti d’Aujourd’hui, Corina Bastiani. | Photo : TC Média - Archives

Né en 2013 lors des élections municipales, le Parti d’Aujourd’hui disparaîtra prochainement de la sphère politique soreloise. Le seul conseiller à avoir été élu sous ses couleurs, Patrick Péloquin, ne voyait plus son importance après la baisse d’intérêt de ses membres et de la population.

Chef intérimaire du parti depuis le départ de l’ancienne conseillère Corina Bastiani en janvier dernier, le professeur d’histoire a confirmé que le parti disparaîtra dès que sa demande de dissolution aura reçu l’autorisation du Directeur général des élections du Québec.

Selon M. Péloquin, le parti était né d’un désir de changement face à l’esprit de l’ancien conseil. La venue du maire actuel de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, dans la campagne électorale avec la même vision n’a pas aidé le parti à prendre l’envol souhaité.

« Les élections ont changé beaucoup de choses. Nous n’avons pas eu le succès escompté. Serge incarnait la même vision de changement. J’avais en plus le désir en tant que parti d’amener des propositions et non une approche d’opposition. »

Le conseiller du quartier des Patriotes a été le seul candidat de la formation politique à être élu lors de l’élection municipale du 3 novembre 2013. Il avait remporté 30,91% du suffrage face à ses trois opposants : Carole Barabé (28,85%), Lyne Guertin (21,06%) et Michel Côté (18,34%).

Après cette défaite, le parti a perdu beaucoup de plumes, pense-t-il, avec le départ de plusieurs de ses membres. Le recrutement de nouveaux membres, alors que les décisions de la Ville semblaient plaire, a été difficile.

« Il a été difficile de continuer à mobiliser les membres et la population. La Ville allait dans la même direction que nous voulions. Je n’avais pas l’énergie de porter ça et je me suis demandé : est-ce que je veux le tenir à bout de bras? Je ne sentais pas l’envie des gens de le faire », explique M. Péloquin.

Le conseiller croit toujours à l’importance d’un parti politique dans une ville, mais dans ce cas-ci, la plupart des visions électorales du Parti d’Aujourd’hui ont été exaucées sous la gouverne du nouveau conseil.

Plus de rigueur dans la gestion de l’administration publique, la transparence, et le développement économique étaient quelques-unes des pierres angulaires de cette formation politique, souligne-t-il. Des souhaits qu’il pense que le conseil a réalisé au cours des deux dernières années.

« On proposait la même chose. On a fait le code d’éthique, le projet de l’Écomonde et plus de séances du conseil. Toutes les décisions sont publiques et la ville est plus dynamique. Mes valeurs sont toujours là et je vais continuer de les incarner, même sans le parti », conclut-il.

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