25 juin 2015
Le parc éolien reçoit l’approbation de la CPTAQ
Par: Julie Lambert
La CPTAQ a autorisé, le 18 juin dernier, la construction du parc éolien. | Photo : Gracieuseté - Archives

La CPTAQ a autorisé, le 18 juin dernier, la construction du parc éolien. | Photo : Gracieuseté - Archives

La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a donné son feu vert à la construction du parc éolien Pierre-De Saurel, un projet estimé à 68,9 M$. Il ne manque que la décision du ministère de l’Environnement avant que les travaux débutent avant la date butoir de décembre 2015.

Après une analyse qui a duré plusieurs mois, la CPTAQ a finalement déposé son rapport le 18 juin dernier.

« La décision préliminaire était déjà favorable. Cette décision vient confirmer l’orientation de la commission d’août dernier. Elle l’appuie dans l’ensemble, mais émet des conditions qui sont normales pour un tel projet », souligne le directeur général du parc éolien, Frédéric Tremblay.

Le jugement pose toutefois des conditions strictes pendant la construction pour plusieurs années subséquentes afin de protéger les terres agricoles qui accueilleront les 12 éoliennes sur le territoire des municipalités de Saint-Aimé, Saint-Robert et Yamaska.

On demande entre autres aux promoteurs le dépôt d’une garantie de 60 000$ pour garantir l’exécution des travaux de remise en agriculture. Dans les six mois suivant, la fin des travaux de construction, les promoteurs du parc éolien Pierre-De Saurel devront fournir un plan de localisation des 12 éoliennes et des infrastructures permanentes.

La conduite devra aussi être enfouie à une profondeur minimum de 1,6 mètre. Le réaménagement du site devra être complété à l’échéance de la période de quatre ans des travaux de construction et les travaux de démantèlement du parc devront être faits sous la surveillance d’un agronome.

« Nous aurons surtout l’obligation de remettre le terrain en état pour les cultures. Un suivi sera réalisé avec un agronome afin de s’assurer que les terres redeviennent productives. C’était un point important pour la CPTAQ », explique M. Tremblay.

Encore en attente

Malgré cette autorisation, il manque toujours la réponse du ministère de l’Environnement pour que les promoteurs puissent aller de l’avant avec la construction du parc éolien.

Selon le directeur général, cette réponse ne devrait pas tarder puisqu’une demande a été déposée pour qu’elle soit étudiée au conseil des ministres et qu’un certificat d’autorisation soit émis par le ministère.

« Ce n’est qu’une question de semaines, espère-t-il. Nous avons déjà commencé les discussions avec le personnel du ministère pour le document afin que cela accélère le processus une fois la décision rendue. On a bon espoir de voir tout se passer rapidement. »

Si jamais la réponse tarde, les promoteurs croient être en mesure de compléter la construction encore avant la date limite stipulée dans le contrat d’Hydro-Québec, soit décembre 2015. « Le parc est petit. Nous avons pensé mettre plus d’équipes sur le terrain tout en respectant les conditions comme de ne pas travailler de nuit », conclut-il.

Le 20 août 2014, la CPTAQ avait déjà émis une orientation préliminaire favorable au projet. En février 2015, la Commission a tenu également une consultation publique où une cinquantaine de personnes étaient présentes, dont des organismes comme l’Union des producteurs agricoles (UPA) et des opposants au projet résidant sur les territoires touchés.

Le parc générerait des retombées de 48 M$ au cours des 20 prochaines années distribués aux agriculteurs, aux municipalités d’accueil et à la MRC de Pierre-De Saurel.

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