12 octobre 2021
Avec près de 8000 victoires en carrière
Le jockey sorelois Yannick Gingras fera son entrée au temple de la renommée
Par: Alexandre Brouillard

Le jockey sorelois Yannick Gingras sera intronisé au Harness racing museum & Hall of fame en juillet 2022. Photo gracieuseté

Depuis environ 20 ans, le jockey sorelois Yannick Gingras domine les courses de chevaux aux États-Unis. Alors qu’il atteindra sous peu le plateau des 8000 victoires en carrière, il sera intronisé au Harness racing museum & Hall of fame, le 3 juillet 2022, à Goshen, dans l’État de New York.

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« C’est un très grand honneur, admet d’emblée Yannick Gingras. Les cinq ou sept dernières années ont été très bonnes pour moi. J’ai remporté plusieurs victoires et j’ai eu la chance de travailler avec de bons entraîneurs et propriétaires qui m’ont donné de bons chevaux avec lesquels courser. »

Fils d’agriculteur, Yannick a vécu dans le rang Sud à Sorel jusqu’à l’âge de 21 ans avant de quitter pour les États-Unis. Lorsqu’il a entamé sa carrière en 1998, jamais il n’avait rêvé de voir son nom être inscrit au côté des meilleurs de la discipline au temple de la renommée des chevaux Standardbred.

« J’ai travaillé très fort toute ma vie, mais je n’avais jamais pensé à être intronisé. C’est le plus grand honneur qu’un conducteur peut recevoir dans ce domaine, un peu comme les hockeyeurs avec le Hall of fame à Toronto », admet-il humblement.

Reconnu comme un conducteur compétitif et agressif, Yannick est l’un des jockeys les plus populaires en Amérique du Nord. Selon le site web Standardbred Canada, d’ici la fin de l’année, le Sorelois d’origine deviendra le sixième conducteur de l’histoire à joindre le club sélect des jockeys dont les chevaux ont gagné 200 M$.

Alors qu’il atteindra sous peu le cap des 8000 victoires en carrière, il a à son actif 24 championnats Breeders Crown, six des sept derniers Hambletonian Oaks et d’innombrables autres courses majeures. Il a aussi été élu conducteur américain de l’année à deux reprises, soit en 2014 et 2017.

Le Sorelois sera donc intronisé le 3 juillet 2022 au Harness racing museum & Hall of fame au côté de l’entraîneur Ron Burke et du jockey George Teague Jr. Le trio a reçu 147 bulletins de vote, soit beaucoup plus que les 75 % des votes requis.

Yannick est d’autant plus heureux d’être intronisé au côté de son ami et entraîneur, Ron Burke. « Je suis avec lui depuis 15 ans et je suis son conducteur principal depuis dix ans. Avec les années, il est devenu un entraîneur dominant. On travaille bien ensemble et je suis content de partager ça avec lui », confie-t-il.

L’importance de rester humble

Malgré son statut, Yannick admet qu’il est l’un des meilleurs jockeys en Amérique du Nord en partie grâce aux entraîneurs qui lui ont fourni de très bons chevaux durant toutes ses années de compétition.

« J’ai eu la chance de travailler avec Ron [Burke] qui est l’un des meilleurs entraîneurs au pays avec plus de 300 chevaux. Et honnêtement, j’estime que le mérite d’une victoire revient à 70 % au cheval, à 20 % à l’entraîneur et à 10 % au conducteur », soutient-il.

Parmi les bons chevaux qu’il a eu la chance d’enfourcher, il y a Tall Dark Stranger qui a été élu le cheval de l’année aux États-Unis en 2020. « Il a gagné la course de 1 M$, l’an dernier, à Toronto. C’est sûrement un des meilleurs chevaux que j’ai connus dans ma vie », précise-t-il.

Alors qu’il prend encore part à environ 1800 courses par année, Yannick croit être en mesure de courser encore une dizaine d’années.

« J’ai 40 ans et je suis en pleine forme. Même si beaucoup de jeunes font leur arrivée sur le circuit, beaucoup de conducteurs sont dans leur prime vers l’âge de 40 ans. Les bons jockeys peuvent compétitionner jusqu’à 60 ans facilement. Mais je veux être là pour mes trois enfants et profiter de la vie », conclut Yannick Gingras.

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