12 mai 2020
Après quelques années de pause
Le groupe sorelois Turbo Distortion lance un second album
Par: Katy Desrosiers

Le groupe Turbo Distortion lance un second album, 10 ans après le premier. Photo Dominic Gouin

Le groupe sorelois Turbo Distortion a lancé dans les derniers jours son deuxième album, Les flammes de l’enfer, 10 ans après le premier. Les amateurs de hard rock y trouveront leur compte avec ces nouvelles chansons, toutes en français.

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Le groupe composé de Rémi Robitaille, Kevin Neveu, Stéphane Richer, Louis Mercier-Beaulieu et Jonathan English avait mis le projet du second album sur la glace. En fait, il a été enregistré il y a cinq ans, mais en raison de certains aléas de la vie, ils ont choisi de reporter sa sortie. Deux nouvelles chansons ont tout de même été ajoutées l’an dernier.

« Il y a plusieurs raisons comme la famille, les enfants, des changements de carrière. […] Une autre des raisons pourquoi ç’a pris plus de temps, c’est la motivation. Je ne voulais pas le sortir juste pour le sortir. Je voulais vraiment faire les choses comme il faut », explique le chanteur du groupe, Rémi Robitaille.

En effet, lui et un autre membre du groupe, Louis Mercier-Beaulieu, oeuvraient à temps plein dans le milieu de la musique il y a quelques années. L’industrie n’étant plus ce qu’elle était, le chanteur avait choisi de se lancer dans d’autres projets.

La chanson Let’s Rock, qu’on retrouve sur ce dernier album, est sortie l’an dernier et un vidéoclip avait été réalisé. Par contre, le groupe a pu en tourner un nouveau récemment, plus professionnel.

Aussi, sur cet album, s’est ajouté le guitariste Louis Mercier-Beaulieu. Jonathan English, qui participait au premier album, a aidé pour la composition de certaines chansons du second.

Même si le style général tourne autour du hard rock américain, la chanson Y’a pas d’place a une saveur country rock. Aussi, il était important pour le groupe d’écrire des chansons en français.

« C’était un fantasme qu’on avait de faire un album comme ça. On s’est lancé sur ce style-là parce que y’en n’a jamais vraiment eu au Québec, ou du moins, très peu. Ce sont toutes des compositions. C’est inspiré du style américain. Ça parle d’enfer, de party. Ça peut être très absurde par bouts. […] Les chansons sont en français; premièrement parce qu’on est Québécois, et aussi parce qu’on veut vraiment garder les racines et respecter d’où on vient », raconte Rémi Robitaille.

Pas de spectacles à l’horizon

Comme il est impossible pour le groupe de savoir quand il pourra se produire devant un public, les musiciens ont pensé réaliser davantage de vidéoclips. « On va se creuser les méninges parce qu’il faut faire ça en confinement chacun chez soi », précise le chanteur.

L’album est disponible sur plusieurs plateformes numériques comme Apple Music et Spotify. Il sera également disponible en version physique sur commande.

Rémi Robitaille reconnaît la simplicité de diffuser la musique avec les différentes plateformes numériques, mais selon lui, il reste du chemin à faire pour que les artistes aient leur juste part.

« Avant, les gens venaient au spectacle acheter les CD, les chandails. Ils retournaient chez eux, ils étaient contents et l’artiste pouvait vivre. Maintenant, les redevances des plateformes, il n’y a pas grand-chose. Mais pour le côté pratique de se faire entendre plus, c’est super », nuance-t-il.

En effet, le groupe remarque avoir plusieurs écoutes en Allemagne et au Danemark et un prestigieux magazine de hard rock en Europe fera une critique de leur album.

Plus d’informations sur le nouvel album du groupe se trouvent sur le site turbodistortion.ca.

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