3 juin 2019
Le groupe RGFM acquiert le Cinéma de Belœil
Par: Jean-Philippe Morin

Guillaume Venne est aussi propriétaire du Cinéma Saint-Laurent à Sorel-Tracy. Photo gracieuseté

Le Groupe Cinéma RGFM, qui exploite quatre cinémas au Québec dont celui de Sorel-Tracy, a acheté le Cinéma Belœil la semaine dernière des mains de Jean Colbert.

Ce dernier avait construit et démarré les activités du Cinéma en 2007. Pour M. Colbert, le temps est venu de prendre une semi-retraite et l’offre des frères Guillaume et Frédéric Venne, les Sorelois actionnaires de RGFM, est venue à point.

« Nous sommes dans un domaine très particulier. Nous ne pouvons pas mettre une affiche à vendre et attendre que quelqu’un passe. Il faut que ce soit déjà des gens dans l’industrie, sinon, c’est très difficile à opérer. Les gens de Joliette sont venus me faire une offre. Nous avons discuté longtemps et nous avons fini par nous entendre », souligne-t-il.

Une entreprise familiale

La maison mère de RGFM est à Joliette où Marcel Venne, le père de Guillaume et Frédéric, a démarré son premier cinéma. L’entreprise familiale opère aussi maintenant deux cinémas à Drummondville ainsi qu’un autre à Sorel-Tracy.

« Depuis qu’il est ouvert, le cinéma de Belœil a toujours été l’un des plus prisés au Québec, avance Guillaume Venne. J’y ai été à l’ouverture et à quelques fois de manière personnelle. Nous connaissions M. Colbert depuis longtemps. C’est vraiment une opportunité qui était importante pour nous. Le marché est en croissance et les installations sont exceptionnelles. »

M. Venne assure qu’il gardera les employés en place et maintiendra également la programmation variée qui comprend, en plus des grands succès populaires, les films de répertoire, les opéras du Mets en direct, les films de voyages des Aventuriers voyageurs, Passeport pour le monde et les Grands explorateurs, ainsi que les concerts d’André Rieu. « Pour nous, il est important de toucher à une clientèle variée. Et les gens de Belœil sont très réceptifs à une telle programmation. »

Un grand cinéma

Avant d’accepter de remettre les clés de son entreprise, l’homme d’affaires planchait déjà sur l’ouverture d’une onzième salle. Les plans étaient d’ailleurs prêts dans ce cinéma comptant déjà 1500 places.

« J’ai transféré le projet au nouveau propriétaire et d’ici un an, je suis sûr qu’il sera réalisé, poursuit-il. Ça va bien à Belœil. Nous avons accueilli plus de quatre millions de personnes depuis l’ouverture. Les gens ont un sentiment d’appartenance à leur région. La clientèle venait d’assez loin, comme Boucherville ou Saint-Bruno-de-Montarville. Nous avions une très belle programmation variée. Il n’y avait pas beaucoup de films projetés dans l’industrie qui n’étaient pas présentés à Belœil. »

Jean Colbert a raconté par le passé qu’il s’était fait traiter de fou d’amener un cinéma dans un champ aux abords de l’autoroute. Il a remporté son pari et ce secteur de Belœil continue de se développer depuis.

Le montant de la transaction n’avait pas été dévoilé.

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