22 avril 2016
« Le don de ma sœur m’a gardé en vie » – Pierre Courchesne
Par: Julie Lambert
Pierre Courchesne a reçu un rein de sa sœur Lucie en 2005. | Photo: TC Média - Archives

Pierre Courchesne a reçu un rein de sa sœur Lucie en 2005. | Photo: TC Média - Archives

Il y a 11 ans, Pierre Courchesne a reçu le plus beau cadeau de sa vie. Sa sœur Lucie lui a donné un rein, ce qui lui a sauvé la vie. Ce don de vie lui permet aujourd’hui de profiter pleinement de beaux moments en famille.

Depuis l’âge de cinq ans, M. Courchesne souffrait de diabète juvénile. Au début des années 1990, à la mi-vingtaine, son état s’est dégradé au point où les effets secondaires ont affecté ses reins et ses yeux.

Pendant 15 ans, il a fait de l’hémodialyse près de trois fois par semaine jusqu’à ce qu’un de ses reins cesse de fonctionner. Ses médecins ont alors envisagé la greffe de rein et après plusieurs années de démarches et de tests de compatibilité, il a reçu avec succès le rein de sa sœur.

Pour le greffé, qui a un nouveau rein depuis avril 2005, le geste de sa sœur a changé sa vie et encore aujourd’hui chaque année, il est rempli d’émotion à l’approche de cette date.

« Même si cela fait 11 ans, je vais toujours m’en rappeler. Je reste informé de l’état de certaines personnes et quand je vois des témoignages, ça me touche pas mal. J’ai perdu beaucoup d’amis il y a longtemps lorsque je faisais de l’hémodialyse. Certains n’ont pas eu la chance comme moi de recevoir une greffe », mentionne-t-il.

Malgré les avancées dans le milieu du don d’organes, il trouve toujours aussi pertinent aujourd’hui de faire de la sensibilisation auprès de ses proches et de la population. Et ce, même s’il y a une limite à ce qu’il peut réaliser pour réussir ce tour de force.

« Les gens ne comprennent pas l’importance de signer leur carte tant qu’ils ne sont pas touchés par le sujet. Lorsque j’avais parlé de mon cas en 2012, plusieurs personnes avaient signé leur carte de don d’organes, mais je ne veux pas sans cesse achaler les gens avec ça. Ce qui devrait être réalisé comme dans d’autres pays, c’est de rendre le don obligatoire à moins de signer sa carte », conclut-il.

En décembre 2015, on comptait 141 personnes en attente d’une greffe en Montérégie. Au cours de la dernière année, 83 personnes ont été transplantées. Parmi celles-ci, 38 ont reçu un rein.

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