19 mai 2015
Le Château Ramezay emprunte des documents au collectionneur Denis St-Martin
Par: Louise Grégoire-Racicot
Denis St-Martin devant quelques-uns des documents prêtés au Château Ramezay. | Photo: TC Média – Gracieuseté

Denis St-Martin devant quelques-uns des documents prêtés au Château Ramezay. | Photo: TC Média – Gracieuseté

Le Château Ramezay de Montréal, qui souligne dans une exposition l’arrivée du régiment de Carignan-Salières en 1665, a emprunté au collectionneur sorelois Denis St-Martin divers artéfacts de la collection qu’il constitue depuis moult années.

Voilà l’occasion de visualiser un document important qui a marqué l’histoire de la région: l’acte de concession signé de la main de Pierre de Saurel, le 9 mars 1673, attribuant une première terre de sa seigneurie à son sous-officier, Pierre Salvail. Premier contrat alors signé devant le notaire royal Adhémar qui vivait dans la seigneurie de Pierre de Saurel.

On sait que le régiment de Carignan-Salières, dont faisait partie Pierre de Saurel, était constitué de 1300 hommes, qui en 1665, ont débarqué dans la petite colonie pour établir la paix avec les nations iroquoises qui semaient la terreur, décrit-on dans le catalogue du musée.

« Mais là n’est pas le seul volet de leur mission : le Roi Louis XIV souhaite que ses soldats s’installent en Nouvelle-France. Quelque 400 militaires répondront à l’appel assurant ainsi la survie de la colonie. Ils seront les ancêtres de centaines de milliers de Québécois, de Québécoises et d’autres Nord-Américains », y lit-on.

Les organisateurs de cette importante exposition, qui se déroule jusqu’au 20 novembre 2015, ont salué la collaboration de M. St-Martin, lui qui a aussi prêté d’autres artéfacts pour cette manifestation, dont un jeu de cartes et son enveloppe d’époque (XVIIIe siècle), trois gravures amérindiennes ainsi qu’une hache de traite.

Ce qui attise d’autant la fierté de M. St-Martin qui voit là une reconnaissance de son flair dans l’achat des documents qu’il ajoute depuis un bon moment déjà à son imposante collection.

Il s’étonne toujours de l’importance qu’accordent à ses documents les conservateurs de musée s’intéressant à l’histoire québécoise. Mais ces derniers savent que M. St-Martin, « n’a pas l’intention de placer ses pièces dans un coffre-fort à l’abri des regards, mais qu’il souhaite plutôt les faire découvrir au plus grand nombre », révèle son ami et complice Germain Martin.

Tous deux concoctent d’ailleurs diverses expositions mettant à l’honneur des documents et artéfacts appartenant à M. St-Martin, dont une exposition qui sera présentée à la maison des Gouverneurs du 11 juin au 28 août.

« Nous y parlerons de Louis-Joseph Papineau, le chef de famille, l’avocat, l’homme politique, l’érudit et le seigneur de la seigneurie de la Petite Nation », nous apprend M. Martin.

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