7 juillet 2021
Sécurité nautique et préservation de l’écosystème
Le Bloc Québécois veut protéger la rivière Richelieu
Par: Alexandre Brouillard

Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel, accompagné par certains membres des Amis du canal de Saint-Ours et de l’équipe du chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, le 25 juin dernier, lors de la journée de sensibilisation. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Cinq députés du Bloc Québécois, dont Louis Plamondon, ont parcouru la rivière Richelieu, de Chambly à Saint-Ours, le 25 juin dernier, pour sensibiliser les citoyens à la sécurité nautique et à la préservation de son écosystème.

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« Nous avons organisé cette journée de sensibilisation parce que nous recevons énormément de plaintes de la part de résidents qui sont exaspérés par la vitesse à laquelle certains plaisanciers naviguent, explique d’emblée Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel. […] Les députés travaillent continuellement à sensibiliser la population et surtout les plaisanciers à l’importance de ralentir sur la rivière. […] Des limites pourraient être instaurées, si nécessaire, dans le futur. »

Lors de cette journée de sensibilisation, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, ainsi que les députés bloquistes Stéphane Bergeron, Xavier Barsalou-Duval et Christine Normandin étaient également présents pour rappeler l’importance d’adopter des comportements sécuritaires sur la rivière Richelieu et sur tous les cours d’eau du Québec.

« Avec le début des vacances et l’engouement des amateurs de navigation qui reprend, le moment est bien choisi pour faire la promotion de saines pratiques qui favorisent une cohabitation harmonieuse entre les usagers et les différents types d’embarcations », a mentionné Xavier Barsalou-Duval, député de Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères, avant la journée de sensibilisation qu’il avait lui-même organisée.

Chaque année, de nombreux décès et incidents surviennent, dont certains sont évitables lorsque les règles de base, comme le port du vêtement de flottaison individuel (VFI), sont respectées. En 2020, il y a eu 56 % de plus de décès reliés à la navigation de plaisance, par rapport à 2019.

Ne pas oublier l’écosystème

Afin de sensibiliser les citoyens à la protection de l’écosystème de la rivière Richelieu et de l’importance de protéger ses berges, le groupe parlementaire était suivi par des membres du Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR) et par des membres de l’Association des Riverains et Amis du Richelieu.

Ginette Cormier, présidente du conseil d’administration des Amis du canal de Saint-Ours qui travaille de pair avec COVABAR, mentionne qu’« un projet d’éducation et de sensibilisation pour la pêche responsable ainsi que pour la protection des poissons menacés a été mis en place. […] Cette année, des intervenants seront présents sur l’île [Darvard] afin de rencontrer les plaisanciers et visiteurs. Ils les informeront par rapport aux poissons qu’il y a ici et des raisons de protéger leur écosystème fragile qui est nécessaire à la survie de plusieurs espèces ».

Selon M. Plamondon, limiter la vitesse sur la Richelieu serait l’une des solutions pour protéger à la fois son écosystème et les plaisanciers qui y naviguent. « On sait que cette solution a fonctionné à Sainte-Anne-de-Sorel, mais elle demeure compliquée parce que les paliers fédéral, provincial et les municipalités concernées doivent s’entendre unanimement sur les méthodes à adopter. […] On se dirige vers cette solution, mais entretemps, chaque citoyen a le devoir d’être prudent, surtout au début de la grande saison de nautisme », détaille-t-il.

Concernant les berges, le député de Bécancour-Nicolet-Saurel soutient que celles de la rivière Richelieu sont généralement bien protégées par la juridiction provinciale. « Beaucoup de berges ont été renchaussées par le gouvernement provincial au fil des années », soutient-il.

Et le fleuve Saint-Laurent

La sécurité des plaisanciers sur le fleuve Saint-Laurent, dont l’achalandage a considérablement augmenté dans les dernières années, préoccupe également certains députés.

Pour Louis Plamondon, certains comportements de navigateurs nuisent à la sécurité d’autrui et aux berges du fleuve. « On a déjà une longue pétition qui a été remplie parce que la protection des berges est épouvantable sur le fleuve. Il y a même des gens qui sont en danger de perdre leur propriété en raison de l’érosion de leurs berges », explique-t-il.

« Malgré tout, depuis deux ou trois ans, il y a eu une belle amélioration de la part des plaisanciers par rapport à la sécurité nautique et à la protection de l’écosystème », conclut M. Plamondon.

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