8 septembre 2021
L’artiste Daniel Hertel-Cournoyer présente sa nouvelle galerie
Par: Katy Desrosiers

L’artiste Daniel Hertel-Cournoyer a réalisé ses œuvres Homogeneticus et Notre Mère avec les techniques de tissage de photographies et d’extrusion. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

À La Galerie du Parc Royal, les visiteurs peuvent observer les œuvres que Daniel Hertel-Cournoyer a créées au fil des ans. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Daniel Hertel-Cournoyer expose ce qu’il nomme des peintisseries puisqu’elles ressemblent à des tapisseries, tout en étant réalisées avec de la peinture. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

À l’entrée de la galerie, l’artiste affiche dans la section Le Jardin des Choux Gras, des tableaux parfois anonymes, récoltés au fil des ans. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Dans sa galerie, Daniel Hertel-Cournoyer expose certaines œuvres réalisées avec la technique de tissage de photographies. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Le peintre et photographe sorelois Daniel Hertel-Cournoyer a ouvert La Galerie du Parc Royal au 51-B, rue George à Sorel-Tracy au début du mois de mai. Les visiteurs peuvent entre autres y observer ses œuvres qui s’inspirent de moments de sa vie passée ici et ailleurs.

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Au départ, Daniel Hertel-Cournoyer s’intéressait à la photographie. Il a pratiqué cet art pendant de nombreuses années avec des appareils photo à pellicule.

Dans un esprit de récupération, il a développé une technique de tissage avec des retailles de photographies. Cette idée lui est venue en observant une exposition d’art autochtone au Musée McCord à Montréal.

Par la suite, en peinture, il a créé une technique qu’il appelle l’extrusion. Le principe est de pousser de la peinture, parfois mélangée à du plâtre, à travers un canevas perforé pour créer une œuvre visible de l’autre côté du canevas.

À l’entrée de la galerie sont exposés des tableaux récoltés au fil des ans. L’artiste nomme cette section Le Jardin des Choux Gras puisqu’elle présente des œuvres souvent délaissées par d’autres.

Dans le reste de la galerie, diverses œuvres de M. Hertel-Cournoyer sont affichées.

Parmi celles qui ont trouvé preneur, il nomme son œuvre Homogeneticus qui sera exposée au CHUM à Montréal. Une autre, s’intitulant Notre Mère, inspirée de la Vénus de Milo, s’est retrouvée à l’encan pour la Fondation du CHUM mais n’a pas trouvé d’acheteur.

« Il y a une raison, précise Daniel Hertel-Cournoyer. J’ai eu plusieurs cancers, trois en même temps, tous dans la gorge. Ils m’ont tout réglé ça. Et c’est un endroit où ce genre d’image, un peu médical et scientifique, ça parle. »

D’ailleurs, après sa série de traitements, il a récupéré une douzaine de masques de radiothérapie en plastique pour les transformer.

Les œuvres qu’il crée ont une signification particulière pour lui. Par exemple, il a déjà créé une œuvre rappelant la fois où, lorsqu’il habitait à Daytona Beach dans les années 90, un jeune Canadien avait été tué par balles. L’image du sang sur la plage l’a marqué et il a décidé d’exprimer le tout via une création.

Une vie en mouvement

Daniel Hertel-Cournoyer est né à Sorel-Tracy, mais à l’âge de 7 ans, avec ses parents, il est déménagé à Cleveland. Il est ensuite demeuré dans différentes villes, dont Philadelphie, Daytona Beach, Londres, Prague, Bratislava et Montréal. En 2010, il est revenu s’installer au Québec.

Il a aussi eu l’opportunité d’exposer, particulièrement ses photographies, dans différents pays.

Sa galerie est ouverte du mercredi au dimanche à compter de 13 h ou sur rendez-vous.

Dans le futur, l’artiste souhaiterait recommencer à donner des cours d’art aux jeunes et organiser des expositions mettant en valeur d’autres artistes.

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