17 décembre 2018
Début de la phase de développement du complexe portuaire
La Ville de Sorel-Tracy officiellement propriétaire des terrains d’Hydro-Québec
Par: Katy Desrosiers

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, accompagné de Mario Boucher, Marie-Ève Sylvestre et Chantal Laliberté, d’Hydro-Québec, lors de la remise symbolique des clés du complexe portuaire. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Vue aérienne des lots du complexe portuaire Photo gracieuseté

Vue aérienne de l'emplacement du futur quai flottant Photo gracieuseté

Les clés du complexe portuaire ont été remises à la Ville de Sorel-Tracy par Hydro-Québec, le lundi 17 décembre. Ce moment marque le début du développement de cet endroit stratégique, près du fleuve, de l’autoroute 30 et des voies ferrées.

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Des lots totalisant 3,5 millions de pieds carrés s’ajoutent à ceux appartenant déjà à la Ville, pour porter la superficie totale exploitable à environ 7 millions de pieds carrés. L’ensemble de la transaction est de 2,4 M$, ce qui correspond à un peu moins que 0,66 $ du pied carré.

Pour réaliser ce complexe portuaire et ainsi attirer des entreprises, un partenaire privé est essentiel. Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, explique que pour l’instant, le conseil identifiera les partenaires potentiels avec une grille d’évaluation. Celle-ci permettra de choisir le type d’activités qui seront réalisées sur le site, près de certains quartiers résidentiels. Par la suite, des discussions seront entamées avec les entreprises sélectionnées afin d’élaborer les termes d’un partenariat.

« Plusieurs entreprises ont un intérêt, tant au niveau de l’agroalimentaire qu’au niveau de l’acier et du vrac. Des entreprises qui font du transport par bateau sont aussi intéressées à collaborer », affirme le maire. Il a mentionné que des entreprises comme les Fromageries Bel Canada, qui produisent les fromages Mini Babybel et qui exportent à l’international, ainsi que la SAQ, qui fait beaucoup d’importation et d’exportation, pourraient bénéficier de l’emplacement.

Selon le partenaire choisi, plusieurs types de bâtiments pourraient être construits, comme des entrepôts réfrigérés pour conserver des produits alimentaires pouvant être livrés outre-mer, par exemple.

Aussi, un quai flottant sera aménagé près de l’emplacement de l’ancienne centrale thermique. Cette option a été privilégiée puisqu’elle est moins couteuse et plus facile d’installation qu’un quai en palplanches.

« Nous allons être une nouvelle entrée sur la Rive-Sud. Nous ne voulons pas entrer en compétition avec les autres zones industrialoportuaires ou les ports privés du territoire. Nous allons être complémentaires et allons travailler avec les autres zones », confirme Serge Péloquin, qui a assuré qu’une rencontre sera organisée avec le maire de Saint-Joseph-de-Sorel, Vincent Deguise. Ce dernier avait manifesté une crainte envers le complexe portuaire de Sorel-Tracy dans nos pages le 11 décembre en raison des activités importantes en pareille matière dans sa ville.

Création d’emplois

Une partie des profits réalisés avec le tonnage et le transbordement sera remise à la Ville de Sorel-Tracy, qui pourra l’investir dans ses différents projets. Le maire affirme qu’une vingtaine d’emplois seront créés dans la première année d’un partenariat et une centaine par la suite.

En janvier, une annonce devrait être faite par la Ville de Sorel-Tracy pour confirmer un ou plusieurs partenaires.

Les discussions entre la Ville, Hydro-Québec et le ministère de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation concernant l’achat des terrains et la réhabilitation de ceux-ci avaient débuté en 2015. La Ville avait alors adopté une résolution pour que quelques infrastructures soient conservées. Le projet visait à reconvertir l’ancienne centrale thermique afin de transformer le terrain en terminal portuaire et ainsi d’attirer des investisseurs. Hydro-Québec a alors entamé différentes démarches pour démontrer la valeur environnementale du projet pour avoir les autorisations nécessaires pour mettre en branle les travaux. Par la suite, l’organisme gouvernemental a réalisé le démantèlement de la centrale et la décontamination du site, et a sécurisé et consolidé le site et les fondations résiduelles de l’ancien bâtiment.

« On a évité des impacts environnementaux majeurs sur le fleuve en reconvertissant un vieil équipement pour qu’il puisse continuer de générer de la richesse locale et régionale », affirme Serge Péloquin.

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