13 mai 2019
États financiers 2018
La Ville de Sorel-Tracy enregistre un excédent de 3,3 M$
Par: Jean-Philippe Morin

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, a émis un communiqué de presse afin de répliquer au CISSSME. Photo capture d'écran de YouTube

Avec des revenus de 61,7 M$ et des dépenses de 58,4 M$ pour l’année 2018, la Ville de Sorel-Tracy a enregistré un excédent de 3,3 M$. Le maire Serge Péloquin en a fait l’annonce le 6 mai, pendant la séance ordinaire du conseil municipal.

L’excédent correspond à environ 5,6 % du budget total de la Ville en 2018, qui est estimé à 58,6 M$. Selon le rapport financier, cet excédent s’explique surtout par des revenus supplémentaires non budgétés, comme la vente de terrains sur le boulevard Poliquin, des droits de mutations et d’autres taxes.

Pour les revenus de 61,7 M$, 73 % proviennent des taxes municipales, soit 45 M$. Les autres revenus sont les compensations de taxes du gouvernement (5 M$), les subventions (1 M$), les services rendus (6 M$) et autres (5 M$).

Pour les dépenses de 58,4 M$, elles sont séparées de façon suivante : loisirs & culture (13 M$), sécurité publique (11 M$), hygiène du milieu (9 M$), transport (8 M$), administration générale (7 M$), remboursement de la dette (5 M$), aménagement, développement et urbanisme (3 M$), frais de financement (2 M$), immobilisations payées comptant (1 M$) et santé & bien-être (0,1 M$).

Divers projets

La Ville de Sorel-Tracy estime à 13,2 M$ les investissements sur son territoire en 2018. De ce 13,2 M$, 6,7 M$ étaient réservés pour des travaux d’infrastructures urbaines, comme les réseaux d’aqueduc, d’égout, de voirie, les pistes cyclables ainsi que la réfection majeure des trottoirs et des chaussées, notamment les rues Phipps, Guévremont, Adélaïde, Casgrain, Champoux, Mandeville, Marie-Rollet, Taché, Taillon, Vanier et le chemin Saint-Roch.

Les améliorations des parcs et bâtiments ont nécessité des investissements de 2,9 M$. Parmi les infrastructures améliorées, on note le Marché des arts Desjardins et sa salle Georges-Codling, l’acquisition d’une nouvelle salle communautaire, la poursuite des investissements au quai Catherine-Legardeur et au bâtiment H ainsi que des améliorations dans plusieurs parcs et chalets (Dorimène-Desjardins, des Trembles, l’École secondaire Bernard-Gariépy, Pelletier, Regard-sur-le-Fleuve, Bibeau et stade René-St-Germain).

L’achat de terrains pour le développement économique constitue d’autres investissements de la Ville, cette fois de l’ordre de 2,4 M$. Parmi les terrains acquis, il y a ceux du complexe portuaire (ancienne centrale thermique sur la route Marie-Victorin), sur la rue Augusta et sur le boulevard Fiset.

Parmi les autres acquisitions et projets, qui ont coûté 1,2 M$, on note les équipements spécialisés (incendie, centrale d’eau, etc.), le remplacement de véhicules, la plantation d’arbres, les stations de pompage, des afficheurs de vitesse et autres.

Taux d’endettement

Au niveau de son endettement par rapport aux revenus, Sorel-Tracy se situait à 92 % en 2018, ce qui est en deçà de la moyenne provinciale qui est à 102 %. Pour des villes comparables, Granby affiche 66 %, Magog 79 %, Victoriaville 79 %, Thetford Mines 87 %, Saint-Georges 94 %, Saint-Hyacinthe 96 %, Drummondville 99 % et Saint-Jean-sur-Richelieu 105 %. Aux extrémités, Alma est à 43 % et Salaberry-de-Valleyfield à 190 %.

« À 100 %, ça représente que l’endettement est égale aux revenus générés par année. Cela signifie qu’on génère plus de revenus que notre endettement actuel. En étant sous la moyenne, c’est une excellente nouvelle pour nous », explique le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin.

L’endettement par logement à Sorel-Tracy en 2018 était de 3347 $, alors que la moyenne provinciale est de 3906 $. Les mêmes villes comparables pour leur endettement par logement sont les suivantes : Granby 2139 $, Saint-Georges 2950 $, Victoriaville 3022 $, Thetford Mines 3097 $, Saint-Hyacinthe 3307 $, Drummondville 3309 $, Saint-Jean-sur-Richelieu 3909 $ et Magog 4 031$. Aux extrémités, on retrouve Rimouski (1705 $) et Salaberry-de-Valleyfield (7945$).

« Quand on se compare, on constate que notre situation financière au niveau de l’endettement est tout à fait comparable et même inférieure à différentes villes qu’on cite souvent comme étant de très bons exemples », ajoute M. Péloquin.

Priorités de 2019

Les priorités exposées par le maire Péloquin sont l’optimisation des ressources, soit offrir plus de services de qualité en étant plus efficace, la création d’emplois, les investissements ainsi que la continuité d’offres d’incitatifs pour l’accueil de nouvelles entreprises et de nouveaux résidents.

« On va continuer à travailler fort pour vous. Faire rayonner notre ville, notre belle région pour l’année 2019 », a conclu le maire dans sa présentation, en remerciant les employés de la Ville.

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