24 juillet 2019
Héroïne, cocaïne et armes semi-automatiques
La GRC arrête quatre hommes à Saint-Marc-sur-Richelieu
Par: Jean-Philippe Morin

Ugo Emmanuel Salvail-Gonzalez a repris le chemin du pénitencier à Sherbrooke, lui qui purge une peine dans un autre dossier. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Ugo Emmanuel Salvail-Gonzalez a repris le chemin du pénitencier à Sherbrooke, lui qui purge une peine dans un autre dossier. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Quatre individus de la région de Montréal ont comparu mercredi après-midi au palais de justice de Sorel-Tracy pour faire face à des accusations de complot, de possession d’armes et de trafic de cocaïne et d’héroïne. Des perquisitions et des arrestations avaient été réalisées par la Gendarmerie du Canada (GRC) à Saint-Marc-sur-Richelieu, en novembre dernier, dans le cadre d’un démantèlement d’un réseau de trafic de fentanyl. Les policiers avaient mis la main sur des pistolets semi-automatiques, différents dérivés d’amphétamines, de la cocaïne et de l’héroïne.

Steven Sarti (33 ans), de Brossard, Ugo Emmanuel Salvail-Gonzalez (30 ans), de Montréal-Nord, Stephen Peter Jean Sewell (27 ans), de Longueuil et Dalobor Saric (29 ans), de Sherbrooke, sont passés devant le juge à 14 h avant d’être libérés avec plusieurs conditions à respecter. Les individus doivent revenir en cour le 7 octobre prochain pour la suite des procédures.

Les quatre hommes devront respecter un couvre-feu dès 23h, ne pas se trouver en présence de stupéfiants ou d’armes, ne pas entrer en contact entre eux ou encore se tenir avec des gens qui ont un casier judiciaire. Sarti et Sewell ont dû faire un dépôt de 2000 $ pour obtenir leur liberté, alors que les deux autres ont dû remettre un montant de 5000 $. Même s’il a obtenu une remise en liberté, Ugo Emmanuel Salvail-Gonzalez a toutefois repris la route du pénitencier pour une autre affaire en cours.

La procureure de la Couronne, Nina Connelly, ne s’est pas opposée à la remise en liberté des coaccusés. « Sauf exception, toute personne a le droit d’être libérée avant son procès », a-t-elle indiqué au journaliste, soulignant que la confiance du public envers l’administration de la justice n’était pas minée avec cette affaire puisque les conditions de libération étaient assez serrées.

Vaste démantèlement

Les quatre individus ont été arrêtés dans le cadre de l’Opération Hackberry, une opération conjointe de la GRC en Nouvelle-Écosse et au Québec pour mettre fin à un complot qui visait l’importation de cocaïne et de fentanyl.

En avril 2018, le Groupe fédéral des crimes graves et du crime organisé (GCGCO) de la GRC en Nouvelle-Écosse et l’Unité mixte d’enquête sur le crime organisé (UMECO) à Montréal avaient ouvert une enquête ciblant le trafic organisé de fentanyl et de cocaïne entre Montréal et la Nouvelle-Écosse. L’enquête avait mené à l’arrestation de sept hommes et d’une femme et à la saisie de substances réglementées, d’argent, d’armes à feu et d’appareils électroniques.

Le 13 novembre, l’UMECO, en collaboration avec le Service de police de la ville de Montréal, a arrêté trois hommes sans incident à Montréal. Le même jour, peu de temps après, le GCGCO, en collaboration avec la Police régionale d’Halifax, a arrêté trois hommes et une femme, dont Steven Sarti. Un septième homme a été arrêté à Bangor, en Nouvelle-Écosse, avec l’aide du Groupe des crimes de rue du comté de Digby. Le 14 novembre, l’UMECO, en collaboration avec le Service de police de la ville de Montréal, a arrêté une femme à Howick, au Québec.

À la suite des arrestations, des enquêteurs ont exécuté des mandats de perquisition à cinq endroits à Westphal, à Halifax, à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, et à cinq endroits à Howick et à Saint-Marc-sur-Richelieu, au Québec. La police a saisi différents articles, y compris une certaine quantité de cocaïne, de fentanyl, d’héroïne et de méthamphétamine, de l’argent, six armes à feu, une arme à autorisation restreinte et des appareils électroniques.

Avec la collaboration de Vincent Guilbault

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