29 mai 2015
La construction résidentielle se maintient au-dessus de la moyenne
Par: Louise Grégoire-Racicot
La construction domiciliaire dans plusieurs secteurs de Sorel-Tracy s’est développée au cours des cinq dernières années. | TC Média - Archives

La construction domiciliaire dans plusieurs secteurs de Sorel-Tracy s’est développée au cours des cinq dernières années. | TC Média - Archives

Même si de 2010 à 2014, les mises en chantier dans la MRC de Pierre-De Saurel ont maintenu un rythme moyen d’accroissement de 17%, le meilleur en Montérégie, il décroit d’année en année, révèlent les dernières statistiques publiées par l’Institut de la statistique du Québec.

Ces données sont évaluées en compilant les permis de construction émis par les diverses municipalités où il y a eu investissements privés, publics, industriels, institutionnels ou citoyens.

C’est en 2013 qu’elles ont globalement atteint la plus haute valeur (179 453$), tombant de 20% l’année suivante. Visiblement, la construction domiciliaire ralentit, mais en 2013, la valeur foncière régionale a été nourrie par des investissements industriels et en 2014, après une forte décroissance de celle-ci, elle a été dopée par des investissements institutionnels, comme par exemple la construction de la nouvelle prison de Sorel-Tracy.

Quant au secteur résidentiel, il a ralenti en moyenne de 3% de 2011 à 2014, surtout en 2014, où il est tombé de 17,6%. Une baisse aussi observée dans 15 des MRC de la Montérégie-Est.

Surtout des résidences

Même si l’on pouvait croire que les entreprises contribuent beaucoup à la valeur uniformisée de l’évaluation dans la région, leurs bâtisses ne représentent que 4,6% du total, comme le secteur commercial d’ailleurs. L’agriculture leur dame le pion, à 10,4%, signe de l’importance de cette activité dans la vie bas-richeloise.

Les Sorelois contribuent donc la part du lion de la valeur foncière régionale en 2015, soit 68,8%. Leurs propriétés totalisent 3 384 695 000$, tel que porté au rôle de 2013. Les MRC Beauharnois-Salaberry, Brome-Missisiquoi et Rouville lui ressemblent. Celles qui ont un taux plus élevé sont généralement des villes dites dortoirs.

Autres données intéressantes à tirer des dernières compilations publiées par l’Institut: la répartition de ces logements. La résidence unifamiliale prédomine largement. On en dénombre, en 2015, 14 856, soit 540 de plus qu’en 2011. Mais la région compte encore peu d’édifices en copropriété. Depuis 2011, leur nombre est passé de 264 à 304.

S’il se construit moins de condos, en revanche, il y aura un regain d’intérêt, par contre pour les bâtiments de 2 à 5 logements locatifs. On en recense 2059 en 2015, 143 de plus qu’en 2011.

Mais la situation est autre pour les constructions de six logements et plus. On en compte 259, cinq de plus qu’il y a cinq ans.

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