11 novembre 2020
JiCi Lauzon lance une nouvelle chanson vantant l’importance des bords de l’eau
Par: Katy Desrosiers

Le chansonnier JiCi Lauzon dévoile peu à peu de nouvelles chansons axées sur l’environnement, dans l’optique de présenter un jour un album vert. Photo Simon Ménard

Après avoir lancé sa quatrième chanson Boréal Sentimental en mars dernier qui rendait hommage aux arbres, JiCi Lauzon récidive avec un nouvel air qui vise à sensibiliser les gens aux bords de l’eau, particulièrement celui donnant sur la rue de la Reine près de chez lui. Cette nouvelle pièce sera dévoilée le 13 novembre.

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Le chansonnier est témoin depuis quelques mois des travaux du Centre des arts contemporains sur le quai Richelieu. Ce bord de l’eau en changement l’a guidé dans sa création.

« Je suis tellement dedans, ça se poursuit en face de chez moi, donc ça m’a inspiré. Je ne suis pas pour me plaindre que moi je perds ma vue sur l’eau, mais quand même. Ça se fait partout au Québec, je pense. Des bords de l’eau, on en a beaucoup et est-ce qu’on y fait assez attention? », se questionne le musicien, qui porte la cause de l’environnement depuis plusieurs années.

Le Sorelois d’adoption trouve que le quai Richelieu tout près de sa résidence est un endroit extraordinaire, qui aurait fait un très beau parc. « Je ne fais pas de la politique, mais c’est une chanson politique pareil », ajoute-t-il.

En effet, il se questionne sur l’emplacement choisi pour installer le Centre des arts contemporains de Sorel-Tracy. « Partout au Québec, si vous avez des bords de l’eau, ça vaudrait la peine qu’on y jette un coup d’œil là-dessus puis qu’on s’arrange pour que ça reste de même. Je ne comprends pas trop pourquoi vouloir recréer les bâtiments d’une époque industrielle », mentionne celui qui souhaiterait redonner plus de place à la nature.

L’artiste souhaite justement que ce soit l’amour de la nature qui transparaisse dans cette chanson, « un amour inconditionnel qu’on devrait réapprendre à voir comme il faut. »

Pour cette chanson, il a collaboré avec plusieurs artistes de la région, soit Karine Lagueux à la voix, Stéphane Tellier à la guitare, Gilles Neault à la contrebasse, Stéphane Jetté à la batterie, Éric Farly aux percussions et Pierre Tousignant à la trompette. L’enregistrement a été réalisé aux studios de Clément Goulet. D’ailleurs, le chansonnier souligne le travail de sa gérante Corina Bastiani, qui lui a permis de rassembler ces musiciens pour le projet.

Cette pièce, il la décrit comme dansante. « Je veux toujours qu’il y ait une fête. Des chansons tristes, je suis capable, mais j’ai plus de fun quand il s’agit de faire danser et chanter », explique-t-il.

Deux reprises à venir

Le but du chanteur est de construire tranquillement un album vert. Parmi ses compositions, il y aura des reprises d’artistes qui l’inspirent.

Il aimerait sous peu travailler sa propre version de la chanson Ste-Scholastique blues de Tex Lecor. Cet artiste, aujourd’hui décédé, correspond celui à la vraie définition d’un chansonnier.

« Les chansonniers d’une certaine époque, jusqu’à pas longtemps, ça disait des affaires qui exprimaient des volontés populaires. […] Le chansonnier, parfois, il est là pour exprimer le désarroi de la population ou l’incompréhension », raconte-t-il.

Il compte aussi travailler la chanson Écologiquement Vôtre du chansonnier français Edmond Meunier. Selon lui, cette chanson parue au début des années 70 est toujours d’actualité puisqu’elle parle du regard qui est porté davantage vers l’économie et l’industrie que vers la santé du monde. « C’est le fun de réaliser qu’il y a 50 ans, des gens se questionnaient déjà. Le discours environnementaliste, ça ne date pas d’il y a seulement deux semaines ou deux ans », constate l’artiste.

Parmi ses autres projets, JiCi Lauzon souhaite pouvoir enfin piloter des randonnées nature l’été prochain dans les îles de Sorel avec le Biophare.

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