28 juin 2018
Le Sorelois intronisé au Panthéon des sports du Québec
« Je suis surtout fier d’avoir démocratisé le curling » – Guy Hemmings
Par: Jean-Philippe Morin

Guy Hemmings avait effectué un retour au jeu en 2015-2016 avec son neveu Simon Benoît. (Photo : archives/Pierre Langevin)

Guy Hemmings fait partie des 11 personnalités qui seront admises au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec, le 25 septembre prochain. Celui qui a été joueur, porte-parole au Canada puis analyste de curling se dit surtout fier d’avoir permis à plus de personnes d’adopter le curling dans les dernières années.

« C’est flatteur d’être associé aux noms de grands sportifs comme Denis Savard, Édouard Carpentier ou Joanie Rochette. Mais je suis aussi fier de cet honneur pour le curling. Je n’ai pas vérifié la liste des intronisés dans l’histoire, mais il ne doit pas y avoir beaucoup de joueurs de curling. Le fait d’introniser un joueur de curling, je vois ça très positivement pour le sport », a réagi Guy Hemmings, en entrevue au journal Les 2 Rives, alors qu’il se trouve en Europe pour l’été.

Le Sorelois a participé à quatre reprises aux Championnats canadiens de curling, le Brier. Il a atteint la finale à deux reprises, en 1998 et 1999. Il compte, lors de ses remerciements le 25 septembre, féliciter ses coéquipiers qui l’ont épaulé tout au long de sa carrière.

« Le curling, c’est un sport d’équipe. C’est moi qui suis intronisé, mais il ne faut pas oublier que mes coéquipiers m’ont amené là », tient-il à préciser.

Un sport plus accessible

À l’époque où il jouait, Guy Hemmings a su rendre accessible le sport à plusieurs tranches d’âge, y compris les plus jeunes. Il y a plusieurs années, le curling n’était joué que par certaines personnes, rappelle-t-il.

« Je suis fier d’avoir été intronisé, mais je suis surtout fier d’avoir démocratisé le curling dans une province où le sport était le moins populaire au pays », souligne-t-il.

« J’ai eu trois rôles au cours de ma vie. D’abord comme joueur, alors que j’ai tenté de projeter une image différente aux spectateurs. Quand les gens regardaient notre équipe jouer, ils voyaient quelque chose de différent, de simple. Il y a aussi eu une période de sept ans où j’étais porte-parole de l’Association canadienne de curling. Je jouais un rôle pour amener les gens à aimer le sport. Puis maintenant, j’occupe le rôle d’analyste à RDS, ou bien Radio-Canada pendant les Olympiques, alors qu’on ressent de plus en plus l’engouement à la télé pour le sport également », décrit le Sorelois.

Aujourd’hui retraité, l’homme de 56 ans songe-t-il à un retour au jeu? « C’est sûr que ça me manque. Le goût de jouer ne partira jamais. Mais quand tu t’impliques dans une saison, tu dois faire des sacrifices. À 56 ans, je ne suis plus prêt à lancer la pierre tous les jours et partir tous les week-ends pendant l’hiver. Heureusement, avec mon travail à RDS, je me tiens proche d’un sport que j’aime. C’est moins souffrant! », conclut-il.

Fondé en 1990, le Panthéon des sports du Québec est un organisme à but non lucratif dédié à la promotion du sport et à la reconnaissance et consécration des athlètes et des bâtisseurs du sport au Québec. À ce jour, avant l’intronisation de la cohorte 2018, le Temple compte 247 intronisés, tous athlètes et bâtisseurs issus de différents sports et secteurs d’activités.

Un voyage dans trois pays

Guy Hemmings prend son été, de la fin mai jusqu’en août, pour partir à la randonnée dans différents pays d’Europe. Avec son sac à dos, il a marché en Espagne, puis il se trouvait en France au moment de discuter avec notre journaliste. Dans le dernier mois de son périple, il fera de la randonnée en Italie. En quelques semaines, il avait déjà parcouru 750 kilomètres à pied.

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