19 décembre 2016
Il lègue 340 000$ à sa mort pour promouvoir l’histoire de la région
Par: Louise Grégoire-Racicot
Les membres de la Société historique et/ou de la Fondation historique : René Chevalier, Luc Poirier, Madeleine St-Martin, Jacinthe Claveau, France Cournoyer, en présence de l’exécuteur testamentaire de M. Jones, Richard Pelletier (à droite). | Photo: TC Média - Gracieuseté

Les membres de la Société historique et/ou de la Fondation historique : René Chevalier, Luc Poirier, Madeleine St-Martin, Jacinthe Claveau, France Cournoyer, en présence de l’exécuteur testamentaire de M. Jones, Richard Pelletier (à droite). | Photo: TC Média - Gracieuseté

La succession de Robert Glynn Jones a versé un important don de 340 000$ à la Fondation historique Pierre-de-Saurel. Un organisme voué à la recherche de financement pour la Société historique du même nom.

Ce don manifeste le profond attachement que M. Jones, ex-président de la Société historique Pierre-de-Saurel (SHPS), ressentait pour la Ville de Sorel et son histoire où il était venu s’installer, en 1953.

Neveu et exécuteur testamentaire de M. Jones (1925-2006), Richard Pelletier a remis la somme à la fondation sous forme de don à perpétuité, comme le définissait le légataire, dans la rédaction de ses dernières volontés, a-t-il expliqué.

« Ce qui signifie que la fondation ne peut qu’utiliser les sommes générées par le placement du don », a poursuivi M. Pelletier.

Ainsi, les administrateurs de la fondation remettront annuellement les revenus du legs (11 000$ au taux d’intérêt actuel) à la SHPS pour alléger la charge des salaires versés à ses employés, comme le stipulait M. Jones dans son testament.

Originaire d’Angleterre, M. Jones est venu à Sorel-Tracy installer l’usine de Celanese pour le compte de son employeur d’alors, Platts International, un fabricant de machines textiles.

Appréciant fort l’accueil reçu et les gens qu’il y a rencontrés, il a choisi de s’y établir. Même s’il a travaillé à l’extérieur de la région comme cadre supérieur dans la fonction publique québécoise ou comme conseiller économique à la délégation du Québec à Los Angeles (1978-1981), il a toujours eu un pied à Sorel. Retraité, il y a fini ses jours en 2006. Il était le conjoint d’Odette L. Lussier.

À la présidence de la SHPS de 1996 à 2005, c’est sous sa gouverne que l’organisme a obtenu le statut de Centre d’archives privées agréé. « Il a contribué à la professionnalisation de la fonction d’archiviste », salue le président actuel de la SHPS, Luc Poirier.

Un don fort à propos

M. Poirier se dit très heureux de cet arrangement. Cette injection de quelque 10 000$ par année a permis en 2016 à la SHPS d’embaucher trois étudiants, candidats à la maîtrise ou au doctorat.

Ce montant pourrait permettre de renouveler de tels engagements envers des étudiants archivistes ou historiens qui peuvent y trouver un salaire tout en expérimentant les rouages de leur profession.

Le montant pourrait aussi être mis à contribution pour allonger la saison des animateurs de visites guidées l’été, ou de mettre de l’avant certains projets spéciaux, a décrit M. Poirier.

La société, a-t-il rappelé, compte plus de 130 membres et 2600 abonnés à sa page Facebook.

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