24 novembre 2015
Il accède à l’Ironman mondial d’Hawaï en 2016
Par: Louise Grégoire-Racicot
M. Neirynck est monté sur la troisième marche du podium chez les 45-49 ans. | Photo: gracieuseté – Louis Lavergne

M. Neirynck est monté sur la troisième marche du podium chez les 45-49 ans. | Photo: gracieuseté – Louis Lavergne

3,8 km à la nage, 180 km de vélo, 42 km de marathon, à pied, le tout enfilé sous un soleil chaud, dans des pistes accidentées. C’est l’exploit qu’a réussi Cyril Neirynck, terminant troisième de sa catégorie à l’Ironman de Los Cabos au Mexique, le 25 octobre dernier.

Le triathlonien, un médecin anesthésiste de l’Hôtel-Dieu de Sorel, a ainsi franchi une autre étape vers le but ultime de sa quête : se qualifier pour l’Ironman d’Hawaï, le triathlon suprême mondial où professionnels de ce sport et amateurs se côtoient sur les pistes, traversent les mêmes épreuves, et socialisent ensuite. L’épreuve aura lieu en octobre 2016. Seuls les trois premiers de chaque catégorie s’y qualifiaient.

Oui il s’y préparera sérieusement, comme il l’a fait pour celui de Los Cabos qu’il est encore à savourer et auquel il a participé avec un collègue de travail, Louis Lavergne.

Cette victoire mexicaine où, contre toute attente pendant qu’il la vivait, lui a mérité une troisième place chez les 45 à 49 ans et une 30e parmi les 900 participants.

C’est à force de volonté et d’entraînement que l’homme de 45 ans, qui n’avait jamais fait de marathon avant 2003 a découvert ce sport.

« Enfant et ado, je faisais du judo. Puis je me suis concentré sur mes études. Ce n’est qu’en 2003 que j’ai appris à nager. Ce sport est d’ailleurs ma faiblesse dans mes compétitions. Mais je faisais un peu de vélo de montagne ainsi qu’un peu de jogging, sans plus. »

La piqûre, il l’a attrapée en assistant à une course dans sa ville. « J’ai découvert ce sport. Ça m’a plu. J’ai décidé que l’année suivante, j’y participerais. Ce que j’ai fait ».

Et en 2005, il participait à un premier Ironman à Nice. Depuis 2010, il s’inscrit régulièrement à des épreuves Ironman.

« Je m’entraine tous les jours depuis ce temps, mais il faut être guidé dans ses entraînements. En 2015, j’ai vraiment travaillé beaucoup. Mon entraineur, qui est en France, me traçait un programme hebdomadaire. »

Tout concilier

Dans le fond, le plus difficile est de concilier le travail, le sport et la famille. Il est papa de trois enfants. Et à travers cela, il arrive à récupérer!

De novembre à mars, il s’entraine de 6 à 8 heures par semaine. La cadence peut passer de 10 à 15 heures d’avril à octobre. Parfois même, elle atteint 20 heures à l’approche des courses.

« L’important est d’arriver à la compétition le corps prêt, mais le mental aussi. Cette course du Mexique me stressait. Je voulais terminer dans les trois premiers de ma catégorie pour mériter une place à l’Ironman d’Hawaï. Je voulais être à la hauteur de mes attentes. »

Une épreuve difficile

Et cette course a été très difficile, note-t-il. Il faisait une chaleur intense. Il se rappelle de tous les instants, voire même toutes les sensations éprouvées.

La natation demeure sa bête noire. « Quand, comme moi, on apprend à nager à 30 ans, on ne maîtrise pas cette technique du sport comme les plus jeunes. Et la bouée sur laquelle je me guidais a dérivé, faisant perdre plus de temps. »

À vélo, il a chuté au 80e km. Mais son vélo a tenu bon. Et il a oublié ses blessures pour poursuivre.

« La partie que je préfère, le marathon, s’est déroulée sous une chaleur intense et le tracé était en pente. J’ai commencé à perdre confiance jusqu’à ce que ma femme qui était dans l’assistance m’indique que les autres devant moi étaient aussi plus lents. Ça m’a donné l’énergie qu’il me fallait pour terminer. Ce n’est qu’à la toute fin que j’ai appris que je me qualifiais. Quelle joie! Et la cérémonie de podium a rajouté au plaisir », complète-t-il.

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