9 juin 2020
Hôtel-Dieu de Sorel : des employés réclament le respect des calendriers de vacances
Par: Katy Desrosiers

Plusieurs membres se sont alignés devant l’Hôtel-Dieu le mardi 9 juin pour manifester leur mécontentement face à l’application des arrêtés ministériels. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Des employés ont manifesté devant l’Hôtel-Dieu de Sorel le mardi 9 juin pour démontrer leur mécontentement face à l’application des arrêtés ministériels. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Des employés ont manifesté devant l’Hôtel-Dieu de Sorel le mardi 9 juin pour démontrer leur mécontentement face à l’application des arrêtés ministériels. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Des employés de l’Hôtel-Dieu de Sorel se sont mobilisés le mardi 9 juin devant l’établissement afin de démontrer leur mécontentement face à l’application des arrêtés ministériels qui impactent les calendriers de vacances et les horaires des employés.

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La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Syndicat des professionnels en soins de la Montérégie-Est (FIQ SPSME), ainsi que l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de la Montérégie-Est demandent au gouvernement d’analyser la situation entourant la COVID-19 de façon différente en région. Ils stipulent qu’aucune raison n’explique pourquoi dans une zone froide comme Sorel-Tracy, les quotas de vacances devraient être diminués. Ils se questionnent aussi sur la nécessité d’imposer du temps complet.

« Depuis des mois, on demande à l’employeur quelles sont les zones chaudes et froides de façon officielle, pour pouvoir discuter des vraies choses. Aucun syndicat n’est capable d’avoir la liste. On sait très bien, que ce soit la région de Sorel ou Richelieu-Yamaska, que c’est considéré froid et les gens, malgré tout, sont pris avec les arrêtés pour combler la pénurie chronique du réseau depuis des années », affirme Alexandre Bégin, président par intérim de la FIQ SPSME.

Joël Bélanger, président de l’exécutif de l’APTS Montérégie, souligne que les employés ne se sentent pas consultés et mis à contribution depuis le début de la crise.

« Pour les gens de Sorel, on a demandé à tous de faire une fin de semaine sur deux et d’augmenter les disponibilités à temps complet, explique-t-il. Présentement, des cas de COVID à Sorel, il n’y en a pas. Pratiquement pas. Il n’y a pas beaucoup d’employés qui sont contaminés non plus. Dans la catégorie 4, [qui compte entre autres les ergothérapeutes, les nutritionnistes et les technologues en imagerie médicale], on ne comprend pas pourquoi l’employeur ne veut pas autoriser la prise des vacances. Dans le fond, le calendrier normal, il faut le faire respecter. »

Il précise que les employés sont prêts à aller au combat et s’occuper des patients. Cependant, ils ne comprennent pas pourquoi on les oblige à ne pas respecter les règles des conventions collectives pour des besoins qui ne sont pas présents.

Émilie Charbonneau, représentante nationale pour l’APTS, mentionne que des revendications se font auprès du Conseil du trésor et du ministère de la Santé et des Services sociaux pour l’application des primes de 8 % pour le travail en zone chaude aux employés de la catégorie professionnelle et technique. Elle rappelle que pour l’instant, seulement des employés d’autres catégories d’emploi comme les infirmières les reçoivent.

Des vacances prévues

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) a fait parvenir aux employés l’intention de leur permettre de bénéficier d’un minimum de deux semaines de vacances consécutives.

Des modalités ont été convenues avec la CSN et la FIQ pour minimiser les impacts de l’application de l’arrêté ministériel 2020-007, qui touche toute la province. Dans celui-ci, il est stipulé que le CISSSME peut suspendre ou annuler les vacances pour assurer des soins et des services de qualité dans ce contexte exceptionnel d’état d’urgence sanitaire.

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