28 octobre 2016
Émilie Charbonneau s’attaque à la culture du viol
Par: Sarah-Eve Charland
Émilie Charbonneau est candidate pour Option nationale dans le comté d’Arthabaska, dans le Centre-du-Québec. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Émilie Charbonneau est candidate pour Option nationale dans le comté d’Arthabaska, dans le Centre-du-Québec. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Option nationale soumettra tous ses candidats à un test pour contrer la culture du viol à l’Assemblée nationale. Cette proposition émane de la Soreloise et candidate pour le parti à l’élection partielle dans Arthabaska, Émilie Charbonneau.

« C’est une réaction face aux allégations qui visent un élu, mais surtout à la réaction du député libéral Serge Simard. Sa façon de réagir avant que la victime ne puisse faire valoir son point et insinuer un doute dans l’opinion publique, c’est de la manipulation inacceptable », dénonce la présidente du conseil national.

« Même s’il n’y a pas eu d’accusation, on remet surtout en doute la façon dont cette situation a été gérée. Ça démontre clairement qu’il y a une culture du viol à l’Assemblée nationale », poursuit la Soreloise.

Les propos du député Serge Simard ont créé des remous dans la sphère médiatique le 20 octobre. Ce dernier a laissé entendre que la victime pouvait ne pas avoir reconnu son agresseur.

Un test en développement

Le parti Option nationale communique actuellement avec le milieu universitaire pour développer le test. Il espère le mettre en œuvre d’ici les élections générales en 2018.

La question de consentement et la culture du viol vont au-delà de la partisanerie, croit Émilie Charbonneau. Une formation et des outils seront mis à la disposition des partis politiques.

« Pour le moment, aucun parti politique n’a réagi à notre sortie publique, mentionne Mme Charbonneau, qui aimerait que les candidats des autres partis passent le test également. Le but ultime est de sensibiliser la classe politique tout en ayant des effets de contamination sur la population. »

Option nationale s’est engagée à faire passer le test à tous ses candidats politiques. La note de passage ne sera rien de moins que 100%, assure-t-elle.

Propos de Serge Simard

« Vous avez bien dit : il semble. On demande très souvent à quelqu’un c’est quoi le nom de ton maire et il ne le sait pas. Je ne sais pas si elle sait que c’est un… mais une chose est certaine, on va laisser les gens qui ont des enquêtes à faire les faire, et par la suite on pourra se parler. »

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