16 mai 2019
Échanger avec des policiers de la région le temps d’un café
Par: Raphaëlle Ritchot

L'occasion a permis aux personnes présentes d'humaniser les policiers. Photo Raphaëlle Ritchot | Les 2 Rives ©

Les citoyens avaient l’occasion, le 14 mai, de rencontrer les policiers de la région dans le cadre de l’activité un Café avec un policier qui a eu lieu au Tim Hortons de la route Marie-Victorin.

Alain Ladurantaye et Marc Boisvert ont donc eu une tâche bien différente de celles qu’ils effectuent tous les jours. Ils sont venus à la rencontre des citoyens pour discuter de leur métier et répondre à leurs questions.

Une jeune fille qui souhaite devenir policière, des enfants impressionnés devant l’uniforme et des citoyens venus poser des questions sur le bruit ou encore des aînés plus inquiets de leur sécurité; bref, la foule était très diversifiée dans le Tim Hortons.

« Quand on fait un métier comme le nôtre, les gens ont tous leurs perceptions de ce qu’est notre travail et c’est rare qu’on a l’occasion d’échanger avec eux à ce sujet », raconte Alain Ladurantaye, qui est agent de liaison judiciaire et qui est en train de faire sa septième année de service à Sorel-Tracy.

Un agent de liaison judiciaire est la personne responsable, entre autres, du suivi des différents de dossiers de mise en accusation. C’est également lui qui agit à titre d’intermédiaire afin que le processus judiciaire se déroule de manière efficace.

« On fait vraiment le lien entre le service de police et la justice. Par exemple, c’est moi qui apporte physiquement les dossiers au palais de justice, mais je vais aussi rencontrer les procureurs de la Couronne », précise M. Ladurantaye.

Devenu policier vers l’âge de 28 ans, ce dernier rêvait de devenir reporter photo quand il était plus jeune.

Les deux agents de la SQ s’entendent pour dire que la chose que les gens n’imaginent pas, c’est que la majorité de leur travail consiste à écrire et remplir des papiers. Parmi les autres choses qu’ils trouvent plus difficiles, c’est l’équilibre avec la famille avec les déplacements que leur métier implique et de fournir le rendement demandé.

L’occasion a permis aux personnes présentes, en plus d’obtenir des réponses à leurs questions, d’humaniser les policiers.

« Les gens nous voient parfois comme l’ennemi, alors que nous sommes là pour eux. Il y a une certaine charge mentale à être policier et je trouve que des activités comme celle-ci, c’est bon parce que ça nous fait rencontrer les gens qu’on protège dans un autre contexte », a conclu Marc Boisvert, qui est enquêteur. Ce dernier a travaillé à Sorel-Tracy de 2002 à 2005 et est de retour dans la région depuis deux ans.

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