25 avril 2017
Deux Soreloises accèdent à la finale pancanadienne d’Expo-sciences
Par: Jean-Philippe Morin
Juliette Péloquin et Marie-Philippe Villiard, devant leur kiosque « Asclépiades, un cas isolé ». | Photo: Jacinthe-Lory Bazinet

Juliette Péloquin et Marie-Philippe Villiard, devant leur kiosque « Asclépiades, un cas isolé ». | Photo: Jacinthe-Lory Bazinet

Juliette Péloquin et Marie-Philippe Villiard, deux élèves de quatrième secondaire de l’école Fernand-Lefebvre, ont réussi à prouver que l’asclépiade, une plante qui ressemble en tout point à une mauvaise herbe, était en fait un meilleur isolant que le polyester.

Cette découverte leur a valu un laissez-passer pour la finale pancanadienne de l’Expo-Sciences qui aura lieu à Régina, en Saskatchewan, du 15 au 20 mai.

« La fibre d’asclépiade a une meilleure capacité d’isolation que bien d’autres fibres, lance d’abord Juliette Péloquin, en entrevue téléphonique. Après plusieurs tests pour calculer la perte thermique […], on a découvert qu’un élément isolé par l’asclépiade conservait 92% de sa chaleur contrairement à 88% pour le polyester », ajoute-t-elle.

D’autres éléments comme le Radiantex (isolant dans des semelles de bottes), la laine d’agneau ou le duvet de canard sont moins isolants, selon les tests effectués par les élèves soreloises.

« On a lu un article dans le magazine scientifique Curium portant sur l’asclépiade, ajoute Mme Péloquin. C’est une plante qu’on retrouve au Québec. On a toujours pensé que c’était de la mauvaise herbe, alors que pourtant, c’est très utile. Ça nous a intéressées dès le départ. »

La passion des sciences ne date pas d’hier pour les deux amies. Juliette veut être généticienne ou chimiste plus tard, alors que Marie-Philippe veut devenir pharmacienne. D’aussi loin qu’elles se souviennent, elles ont toujours voulu en apprendre plus dans ce domaine.

Les juges impressionnés

Lors de la finale québécoise d’Expo-sciences, qui se déroulait du 20 au 23 avril à Saint-Hubert, Juliette Péloquin et Marie-Philippe Villiard ont su impressionner les juges par la qualité de la présentation, mais surtout par leur démarche scientifique. Elles ont effectué plusieurs tests pour s’assurer de la validité de leurs résultats finaux.

Leur projet intitulé « Asclépiades, un cas isolé » leur a valu une bourse de 500$ remise par la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche.

Leur objectif d’accéder à la finale pancanadienne a été accompli. Seulement 40 personnes sur 174 avaient ce privilège.

« On est vraiment contentes. Nous voulions nous rendre à la finale pancanadienne pour partager notre découverte au reste du Canada », se réjouit Juliette Péloquin.

Maintenant qu’elles ont été sélectionnées, elles devront préparer leur présentation en anglais. « On va être jugées en français, mais si on veut répondre aux gens qui viennent nous voir à notre kiosque, il faudra préparer quelque chose en anglais. On va bien se préparer! », conclut-elle.

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