6 février 2019
Accident de travail chez Rio Tinto Fer et Titane
Deux entreprises blâmées pour la mort de Francis Lalancette
Par: Julie Lambert

Une plaque de plaque de métal s'est détachée de la structure sur laquelle travaillait la victime, le 26 avril. Photo CNESST

La mort de Francis Lalancette (sur la photo) aurait pu être évitée selon les conclusions de l'enquête de la CNESST. Photo tirée de Facebook

Rio Tinto Fer et Titane ainsi que Construction GDM ont été blâmées d’avoir compromis la santé et la sécurité du travailleur Francis Lalancette, décédé le 26 avril après qu’une plaque de métal se soit détachée d’une structure. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) a donné un constat d’infraction à chacune des entreprises après le dépôt des conclusions de son enquête, le 6 février.

Selon l’enquête, le jeune homme de 28 ans, qui était à l’emploi de l’entreprise sous-contractante, procédait avec d’autres travailleurs au démantèlement de l’enveloppe métallique entourant l’un des fours de l’entreprise Rio Tinto Fer et Titane lors de l’accident.

La victime était placée sur le muret de fondation du four, d’une hauteur de 1,1 mètre, pour découper une section de cette enveloppe à l’aide d’une lance à oxygène lorsqu’une plaque de métal d’environ 1 000 kilogrammes s’est détachée de la section. Lors de sa chute, la plaque l’a heurté mortellement avant de l’entraîner au sol. Francis Lalancette est décédé des suites de ses blessures.

Trois causes ont été déterminées par CNESST pour expliquer l’accident. La première est que le morceau de l’enveloppe métallique du four s’est détaché et l’a heurté. La seconde concerne les changements apportés à la séquence du démantèlement de l’enveloppe métallique du four qui l’a exposé à la chute d’une de ses composantes. Finalement, la CNESST cible l’omission de réaliser une inspection détaillée de l’enveloppe métallique du four, ce qui a compromis l’identification des risques engendrés par des réparations antérieures non documentées.

Après l’accident, l’organisme a interdit à Construction GDM et à Rio Tinto Fer et Titane d’accéder au lieu de l’incident jusqu’à ce qu’une méthode de travail sécuritaire ait été fournie par Rio Tinto. L’entreprise a été fermée pendant quelques jours et ses opérations ont été au ralenti pendant plusieurs semaines par la suite. Le montant exact des amendes n’a pas été dévoilé, mais il peut varier de 16 793 $ à 67 176 $ pour une première offense, et peut atteindre 335 882 $ en cas de récidive.

Pour consulter le rapport complet de la CNESST ou visionner la simulation de l’accident, on peut se rendre au http://www.centredoc.cnesst.gouv.qc.ca/pdf/Enquete/ed004207.pdf ou au https://www.centredoc.cnesst.gouv.qc.ca/pdf/Enquete/ad004207.mp4.

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