28 septembre 2016
Deux ans et demi de prison pour trois agressions sexuelles
Par: Sarah-Eve Charland
Le juge a imposé sa sentence le 23 septembre au palais de justice de Sorel-Tracy. | depositphotos.com

Le juge a imposé sa sentence le 23 septembre au palais de justice de Sorel-Tracy. | depositphotos.com

Chet Rom, un homme de 51 ans de la région qui a été reconnu coupable de trois agressions sexuelles, a reçu une peine de 30 mois de prison le 23 septembre au palais de justice de Sorel-Tracy.

La sentence résulte d’une suggestion commune proposée par l’avocat de la Couronne, Cimon Sénécal et l’avocat de la défense, Réal Quintal qui a été entériné par le juge Denys Noël.

L’accusé a été reconnu coupable de trois chefs d’accusation d’agression sexuelle sur une même victime. L’homme a comparu pour une première fois devant les tribunaux le 11 octobre 2013 et a été remis en liberté pendant la durée des procédures judiciaires.

Il a agressé une femme, âgée de 16 ans au moment du crime, à Sorel-Tracy en 2012. Son procès s’est déroulé en mai 2015. L’enquêtrice, la victime et l’accusé ont témoigné.

Le premier événement répréhensible s’est produit alors que la jeune femme s’est retrouvée dans l’appartement de l’accusé.

« L’accusé approche la plaignante et lui demande si elle veut avoir une relation sexuelle. Elle refuse, lui explique que c’est contre sa nature et qu’elle est trop jeune. Il l’agrippe par le poignet et la tire pour la diriger dans sa chambre. Il est agressif et ne lui laisse pas de chance. Il la pousse sur son lit, embarque sur elle pour la retenir alors qu’il lui enlève son pantalon. Elle ne peut le repousser et il y a pénétration de force », peut-on lire dans le jugement.

Des situations semblables se sont reproduites à Trois-Rivières et à Québec en 2013. La victime n’a pas dénoncé les événements en raison de sa timidité, a-t-elle affirmé durant son témoignage.

Plaidoiries

Selon le jugement, l’avocat de la défense a soutenu que le témoignage de la victime n’était pas crédible et contradictoire. Il ajoute qu’elle a consenti à chacune des relations sexuelles.

L’avocat de la Couronne, de son côté, a tenté de discréditer le témoignage de l’accusé en démontrant que la victime était trop timide et introvertie pour avoir instigué les relations sexuelles.

« J’ai bien analysé la version de l’accusé et il n’est aucunement crédible ni fiable. Je suis également d’avis que sa version ne soulève aucun doute raisonnable à mon esprit permettant de croire qu’il y a eu un consentement de la part de la plaignante », a déclaré le juge Denys Noël.

« Elle a refusé tout contact sexuel avec l’accusé. Je suis convaincu hors de tout doute raisonnable qu’elle n’a jamais consenti à avoir des relations sexuelles avec l’accusé. Il ne peut prétendre à une erreur de consentement puisque je rejette complètement son témoignage », a-t-il conclu.

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