4 septembre 2019
Des récoltes pour donner au prochain
Par: Katy Desrosiers
Une vingtaine de bénévoles s'impliquent pour récolter des surplus maraichers à redistribuer. 
Photo gracieuseté

Une vingtaine de bénévoles s'impliquent pour récolter des surplus maraichers à redistribuer. Photo gracieuseté

Plusieurs dizaines de livres de bleuets ont été récoltées et remises à la Porte du Passant. 
Photo gracieuseté

Plusieurs dizaines de livres de bleuets ont été récoltées et remises à la Porte du Passant. Photo gracieuseté

Le projet des Récoltes oubliées, instauré en 2016 dans la région, permet d’éviter le gaspillage alimentaire en récoltant des fruits et légumes chez des producteurs maraichers qui, sans l’intervention de bénévoles, auraient été perdus. Les récoltes sont par la suite distribuées à des organismes.

Le projet a été fondé par Nicole Plamondon, Marie-Claude Antaya et Karine Cournoyer. Mélissa Corriveau a repris le flambeau en 2018.

Le concept est simple : des bénévoles se rendent chez un producteur maraicher afin de récolter ses surplus dans les champs. Ensuite, un tiers de la récolte est remis au producteur, un tiers est partagé entre les bénévoles présents et le dernier tiers est remis à un organisme ou partagé via les frigos Touski se trouvant sur le territoire dans lesquels les gens peuvent se servir.

« Un exemple de récolte faite cette année, c’est les bleuets. Un particulier, qui propose de l’autocueillette, avait beaucoup de bleuets. Comme l’autocueillette tire à sa fin, il a fait appel à nous. À la première visite, on a récolté 76 livres et la deuxième visite, 77 livres. Dans ce cas-ci, le propriétaire a choisi de remettre sa partie. On l’a séparée entre les bénévoles et l’organisme choisi », souligne Mélissa Corriveau.

Au final, c’est environ 60 livres de bleuets qui ont été remises à la Porte du Passant.

L’an dernier, plus d’une tonne de courges avaient été remises à des organismes. Le producteur, à la Visitation-de-Yamaska, en était à sa première année. « Il ne croyait pas que ça poussait autant des courges. Il avait aussi donné sa part pour les bénévoles et les organismes », se souvient-elle.

Pour l’instant, le projet est peu connu, même des organismes. « On couvre un territoire de 50 km autour de Sorel-Tracy pour les récoltes. C’est méconnu. On a seulement quelques gros organismes d’ici qui en bénéficient. Les organismes peuvent toujours s’inscrire pour être sur notre liste », précise-t-elle.

« La clientèle, c’est aussi les jardins communautaires, les potagers urbains et monsieur et madame tout le monde qui a des arbres fruitiers ou des plants de légumes dans sa cour », ajoute Mme Corriveau.

Une activité pour toute la famille

« Sans les bénévoles, ce serait impossible. On a une vingtaine de personnes impliquées. Elles viennent avec les enfants. On essaie d’intégrer le plus de générations pour éduquer. C’est un élément parmi tant d’autres pour lutter contre le réchauffement climatique. On a choisi de faire notre part de cette façon », mentionne Mme Corriveau. Le covoiturage est aussi encouragé pour se rendre dans les champs.

« C’est pas mal à la dernière minute cette année. Peut-être qu’avec l’été tardif, les producteurs ne sont pas certains si les gens vont acheter encore », croit-elle. Normalement, les producteurs font appel à eux à l’automne, lorsque le gel au sol arrive plus tôt que prévu et qu’ils n’ont pas nécessairement les bras et le temps de terminer les récoltes.

Projets à venir

Dans le futur, l’organisme aimerait pouvoir se servir d’une partie des récoltes pour faire des produits comme des confitures et des cannages, en plus de donner des ateliers et des conférences. Les gens intéressés à participer comme bénévoles ou pour offrir une partie de récoltes peuvent se rendre sur la page Facebook des Récoltes oubliées pour les détails.

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