30 juillet 2019
Des mesures pour le rétablissement du monarque à Sainte-Anne-de-Sorel
Par: Deux Rives
Sainte-Anne-de-Sorel est maintenant considérée comme une municipalité amie des… monarques!
Photo gracieuseté

Sainte-Anne-de-Sorel est maintenant considérée comme une municipalité amie des… monarques! Photo gracieuseté

Texte de Sébastien Lacroix

Il y a des municipalités amies des aînés, des municipalités amies des enfants, mais aussi des municipalités amies des monarques!

C’est le cas de Sainte-Anne-de-Sorel qui a été reconnue il y a quelques semaines par la Fondation David Suzuki, la Commission de coopération environnementale et Espace pour la vie pour ses engagements qui contribueront à la protection et au rétablissement de l’habitat de ce papillon emblématique de l’Amérique du Nord qui est désormais une espèce en péril.

Elle rejoint ainsi un groupe de plus de 270 villes au Mexique, aux États-Unis et au Canada qui se sont engagées dans ce grand projet qui vise le rétablissement des monarques, dont la population aurait diminué de près de 90 % au cours des deux dernières décennies.

Les démarches devaient commencer ce printemps, mais en raison des conditions climatiques que l’on a connues, le tout a été repoussé à la fin de l’été ou au début de l’automne.

Tout de même, la Municipalité a déjà fait planter une cinquantaine de plants d’asclépiades sur des terrains vagues, ce qui permettra de favoriser la survie des chenilles. Il s’agit de leur source de nourriture et une protection contre les oiseaux pour qui la plante est poison.

On prévoit également en planter autour de la mairie et des stationnements, ainsi que sur des terrains appartenant à la Municipalité. Le maire Michel Péloquin a d’ailleurs annoncé l’aménagement prochain de véritables oasis du monarque dans les différents parcs de la municipalité.

Les travaux de réalisation ont débuté au cours des dernières semaines. Les sites évolueront au cours des prochains mois afin d’être officiellement inaugurés à la fin de l’été. Des plates-bandes seront composées de plantes indigènes ainsi que d’asclépiades qui sont essentielles à la subsistance du papillon.

Les citoyens interpelés

Un appel sera aussi fait aux citoyens pour contribuer à la restauration de l’habitat du monarque en plantant des asclépiades sur leur propriété. Le maire rappelle d’ailleurs qu’une dame de Sainte-Anne-de-Sorel, qui n’est plus de ce monde, avait fait figure de précurseure, il y a quelques années, en plantant de l’asclépiade sur une base personnelle et en faisant de l’éducation sur le sujet.

Même les enfants seront mis à contribution pour la sauvegarde du papillon monarque. « Au retour de l’école, on va mettre en place des activités pour les impliquer », assure le maire Michel Péloquin.

Il y a également l’agriculture intensive qui est en cause dans la diminution du monarque, puisque l’asclépiade pousse généralement à l’état sauvage et que plusieurs agriculteurs le détruisent avec le glysophate. Le fait qu’il n’y a pratiquement plus de champs qui ne soient plus cultivés comme autrefois a aussi joué un rôle dans la diminution de cette plante vivace.

Sainte-Anne-de-Sorel a décidé d’embarquer dans le mouvement ayant à cœur la préservation de l’environnement. « C’est pourquoi venir en aide à cet insecte migrateur en déclin nous a interpelés, souligne Michel Péloquin. Je me souviens des grandes envolées de monarques au-dessus du fleuve Saint-Laurent. On ne voit plus ça maintenant. »

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