24 janvier 2017
Des mesures d’atténuation pour les employés
Par: Louise Grégoire-Racicot
L’imposant bureau qu’occupaient les 350 employés de GE, chemin Saint-Roch, est maintenant vide. Il appartient à l’homme d’affaires sorelois Denis Villiard. | Photo: TC Média - Archives

L’imposant bureau qu’occupaient les 350 employés de GE, chemin Saint-Roch, est maintenant vide. Il appartient à l’homme d’affaires sorelois Denis Villiard. | Photo: TC Média - Archives

Le 23 janvier, General Electric (GE) déménageait son centre administratif du chemin Saint-Roch vers Brossard. Une centaine des 350 employés affectés par cette décision pourront cependant faire du télétravail à partir de leur domicile et ce, quelques jours par semaine.

L’entreprise a ainsi tenté d’atténuer l’impact de sa décision annoncée en avril 2016 sur une bonne partie de ses employés résidant notamment dans la région.

Les jours où ils doivent aller au bureau, GE a aussi mis à leur disposition un logiciel installé sur leur téléphone mobile avec lequel ils pourront repérer des collègues avec qui covoiturer.

Voilà ce qu’a confirmé leur directeur exécutif Hydro en Amérique du Nord, Patrick Baudin, le 20 janvier dernier, après avoir rencontré le comité de travail régional de Sorel-Tracy qui suit de près ce dossier pour préserver et développer les ateliers mécaniques de GE à Sorel-Tracy.

Des négos en février

Pour le moment, le syndicat des employés de bureau (80 membres) touchés par ces mesures expérimente ces mesures d’atténuation, a révélé son président, Clément Lavallée.

Tout le monde aura à voyager quelques jours par semaine. « Nous verrons à l’usage comment les choses se passent. Notre contrat de travail vient à échéance le premier mai prochain. Nous comptons entreprendre les négociations au premier février. Et nous négocierons certainement des compensations pour les frais de déplacement qu’un tel déménagement nous impose. »

Ce déménagement impose aussi au syndicat de nouvelles façons de faire, dit M. Lavallée. « Nos membres ne se croiseront plus aussi souvent. Nous prévoyons pour notre part les réunir une fois par mois à l’occasion d’un 5 à 7. »

Pour ce qui est du télétravail, poursuit-il, l’employeur a fourni des ordinateurs portables à tous, mais ne payera pas pour le deuxième écran dont plusieurs disposaient auparavant.

La situation actuelle est finalement un moindre mal, poursuit-il. GE est à l’affût des nouvelles tendances du monde du marché du travail. « Ce faisant, on vit maintenant vraiment la coupure avec Alstom. »

Les employés n’ont pas eu le choix, poursuit-il, mais ils profiteront, comme l’employeur, du marché compétitif dans lequel ils évolueront désormais.

Se repositionner

« Nous vivons actuellement une des phases du programme de repositionnement des activités Hydro de GE en Amérique du Nord, qui vise à développer notre offre de digitalisation industrielle », rappelle Patrick Baudin, de GE.

Il prend aussi soin de souligner que les ateliers mécaniques et électriques qu’opère l’entreprise à Sorel-Tracy sont là pour rester afin de bénéficier et participer au bassin de compétences industrielles de la région. Cent cinquante personnes y travaillent.

« Nous restons industriellement présents aux côtés des entreprises et des habitants de Sorel Tracy. Nous les remercions pour la collaboration efficace et quotidienne que nous développons ensemble depuis de nombreuses années », assure M. Baudin.

Même s’il n’a pas été très loquace à ce sujet, il a reconnu que l’entreprise a signé, à la fin de l’année 2016, un important contrat de réfection d’équipement pour Hydro-Québec.

Rappelons que GE a fait l’acquisition d’Alstom en novembre 2015.

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