19 février 2020
Des bacs bruns de plus en plus utilisés
Par: Sébastien Lacroix
Le bac brun est de plus en plus utilisé, si bien que les matières enfouies sont sous la barre des 50 % pour la première fois depuis son implantation.
Photothèque | Les 2 Rives ©

Le bac brun est de plus en plus utilisé, si bien que les matières enfouies sont sous la barre des 50 % pour la première fois depuis son implantation. Photothèque | Les 2 Rives ©

Pour la première fois depuis l’implantation du bac brun, les quantités de matières récupérées ont été supérieures à celles enfouies au cours de la dernière année. C’est ce qui ressort du bilan 2019 de la gestion des matières résiduelles qui a été déposé lors du dernier conseil des maires de la MRC de Pierre-De Saurel, le 12 février.

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Les ordures ménagères représentent encore la plus grande partie du tonnage de matières résiduelles (48 %), mais elles ont diminué de manière drastique au cours des quatre dernières années, passant de 18 598 tonnes, en 2016, à 13 946, l’an dernier.

La collecte des matières organiques a quant à elle monté en flèche et semble de plus en plus implantée dans les habitudes de la population. De 1366 tonnes enregistrées en 2016, le bac brun a généré 5944 tonnes en 2017, 6031 en 2018, et 7061, en 2019.

Le taux de récupération des matières organiques est de 70 % sur la cible des 10 000 tonnes fixées par la campagne « Mission réduction » lancée par la MRC de Pierre-De Saurel.

On note également une hausse des résidus de construction à l’écocentre. Les 3023 tonnes à ce chapitre représentent une hausse de 24 % par rapport à 2018. Le nombre de visiteurs à l’écocentre a également augmenté substantiellement passant de 19 106 à 23 190, pour une hausse de 21 % par rapport à l’année précédente.

Pour ce qui est du taux des matières recyclables, il demeure relativement stable autour de 5000 tonnes par année. Il y a encore du travail à faire de ce côté. Puisque les matières recyclables représentent 17 %, alors qu’il y aurait un potentiel récupérable de 35 %.

Pont Turcotte : une dérogation pour les autobus?

Les maires ont demandé au ministère des Transports (MTQ) d’intervenir pour solidifier le pont Turcotte de façon temporaire afin d’instaurer une restriction de 7 tonnes alors qu’elle est de 4,5 tonnes depuis le 20 janvier dernier.

Ils recommandent également d’accorder une dérogation aux autobus du Service de transport adapté et collectif régional de la MRC de Pierre-De Saurel (STACR) ainsi qu’aux opérateurs de tracteurs-déneigeurs qui en feront la demande.

Les maires font valoir que l’interdiction de circulation pour les véhicules de plus de 4,5 tonnes a de nombreux impacts économiques, notamment sur le STACR, sur les divers services d’urgence et sur le réseau de transport interurbain. Puisque les détours occasionnent des retards et des pertes financières.

Ils ajoutent que cette infrastructure constitue « LE » lien privilégié pour unir les secteurs est et ouest des villes de Sorel-Tracy et Saint-Joseph-de-Sorel.

Les maires pressent d’ailleurs le MTQ d’inscrire de façon prioritaire les travaux de réfection du pont dans la programmation des investissements à réaliser dans le plan quinquennal d’immobilisations.

Zones inondables : un bras de fer avec le ministère

Le conseil de la MRC a avisé le ministère des Affaires municipales et de l’habitation ainsi que le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs qu’elle n’intégrera pas à son schéma d’aménagement les cartes de zones inondables qui ont été imposées en 2013.

C’est que celles-ci ne correspondent pas à la réalité. Puisqu’elle est beaucoup trop étendue par rapport à ce qui est observé sur le terrain. Par exemple, près de 90 % du territoire de Sainte-Anne-de-Sorel se retrouverait dans une zone de récurrence 0-2 ans, où il n’est pas permis de construire. Pourtant, plusieurs endroits inclus dans la carte n’ont jamais été inondés depuis 100 ans, a fait valoir le conseiller municipal de Sainte-Anne-de-Sorel, Guy Lambert.

Depuis 2014, Sainte-Anne-de-Sorel a fait réaliser de nombreuses études pour démontrer les irrégularités de la cartographie du gouvernement.

En raison des résultats des différentes études, une nouvelle cartographie a été déposée au ministère. Un projet de règlement de contrôle intérimaire (RCI) pour l’introduire a été transmis au MAMH, en octobre 2019, mais celui-ci a répondu par un avis de non-conformité, en décembre dernier.

Une rencontre a eu lieu le 3 février entre les représentants de la Municipalité, la MRC et des ministères concernés pour expliquer les positions. Le MAMH évoquait que les crues de 2017 et de 2019 n’avaient pas été considérées dans les travaux menés par les experts. Or, les niveaux inclus dans la cartographie proposée en 2013 se basaient quant à eux sur des données prises entre 1930 et 1981. Plusieurs preuves visuelles des inondations de 2019 ont d’ailleurs été présentées pour localiser les incohérences dans la cartographie que le gouvernement voulait imposer en 2013.

La MRC demande donc aux ministères de surseoir à ses exigences le temps de permettre au groupe d’intervention ministériel de compléter son analyse et de déterminer son nouveau cadre normatif.

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