21 septembre 2021
De multiples accusations contre celui qui a volé une ambulance et tabassé une paramédic
Par: Jean-Philippe Morin

Kenny Panadis, 28 ans d’Odanak, fait face à six chefs d’accusation. Photo tirée de Facebook

L’ambulance volée a subi des dommages importants. Photo Éric Beaupré / Vingt 55

L’homme de 28 ans qui a tabassé une paramédic, volé son ambulance et s’est enfui des policiers, le 12 septembre dernier, n’est pas sorti du pétrin.

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Kenny Panadis, d’Odanak, fait face à six chefs d’accusation, soit voies de fait (2), voies de fait causant des lésions, séquestration, fuite policière et conduite dangereuse.

Selon nos informations, l’accusé, qui était avec sa conjointe et deux enfants au moment du crime, aurait tenté de voler un premier véhicule dans le stationnement du Tim Hortons de la rue Victoria à Sorel-Tracy. Le propriétaire de ce véhicule l’a toutefois empêché d’agir et s’est interposé, mais l’accusé aurait tout de même frappé l’homme.

La femme de l’accusé aurait alors voulu demander de l’aide pour son conjoint. La famille se serait dirigée vers une ambulance qui était stationnée à proximité, en attente d’un appel.

Alors que la femme et les enfants parlaient à une paramédic en dehors de l’ambulance, l’homme en aurait profité pour frapper l’autre paramédic dans l’ambulance. Cette dernière serait tombée inconsciente à l’arrière et l’homme aurait eu le temps de s’enfuir seul avant que l’autre paramédic n’appelle les secours.

La paramédic blessée, qui a repris conscience lors de la folle poursuite, a pu s’attacher à l’arrière de l’ambulance, a-t-on appris. Heureusement puisque l’accusé roulait à folle vitesse et a violemment terminé sa course dans un fossé, à Yamaska. Elle est de retour à la maison pour y soigner ses blessures après un court séjour à l’hôpital.

Selon l’acte de dénonciation disponible au palais de justice de Sorel-Tracy, Kenny Panadis fait aussi face à des voies de fait contre un policier après l’intervention.

Un soutien moral aux paramédics

Appelé à commenter ce triste événement, le directeur adjoint des opérations chez HRH Services préhospitaliers à Sorel-Tracy, Marco Viel, confirme qu’une cellule de crise a été formée pour les paramédics ayant besoin de soutien psychologique.

« Il y a une trentaine de paramédics à Sorel-Tracy, en incluant les temps partiels. C’est sûr que ça nous ébranle, mais on est une petite famille tissée serrée et on se serre les coudes. Au départ, c’était une intervention très banale qui arrive chaque jour », indique-t-il.

Kenny Panadis, qui est toujours détenu, sera de retour devant la Cour le 12 octobre prochain pour son enquête sur remise en liberté.

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