24 mars 2021
De l’espoir à l’horizon pour les écoles de danse
Par: Katy Desrosiers

La propriétaire du studio SoDanse, Alexe Desrosiers-Desgagné, est prête à recevoir les élèves si la région tombe en zone orange. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Le 26 mars, en zone rouge, les écoles de danse ne pourront pas retrouver leurs groupes d’élèves. Par contre, avec les salles de spectacle qui ouvrent graduellement, l’espoir d’offrir des prestations se pointe après une année presque entièrement virtuelle.

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La propriétaire du studio SoDanse, Alexe Desrosiers-Desgagné, a dû relever plusieurs défis depuis mars 2020. L’aspect financier en est un.

« Pour nous, les entrées d’argent, c’est les inscriptions et les spectacles. Celui en mai n’a pas eu lieu. Ç’a été le premier coup de barre. Le deuxième, c’est qu’il restait la moitié de la session à faire », explique-t-elle.

Mme Desrosiers-Desgagné a offert trois options aux clients pour les cours restants, soit le crédit, le remboursement ou le don. Elle affirme que 70 % de sa clientèle a choisi de faire un don au studio.

« J’ai remercié chaleureusement ma clientèle. Juste cet engouement de sympathie et de coopération ç’a pu adoucir cette première vague », avoue-t-elle.

Les studios de danse ont été chapeautés par le Réseau de l’enseignement de la danse (RED), qui fournissait de l’information sur les mesures et des pistes de solution. La propriétaire a suivi des webinaires avec le RED pour offrir des cours en ligne.

En septembre, elle a pu accueillir les élèves en suivant différentes mesures. Après un mois, l’école a dû refermer ses portes, mais dès le lendemain, l’équipe était prête à enseigner en ligne. Le taux de participation a été très élevé, ce qui a soulagé l’enseignante. Le contenu a toutefois dû être adapté. En classe, l’enseignante peut prendre du recul pour observer le travail des élèves, mais à distance, il faut toujours une interaction pour que le cours soit dynamique.

Toutefois, plus le confinement se poursuivait, plus la motivation des élèves s’essoufflait.

« En décembre, il n’y a pas eu de spectacle, poursuit-elle. C’était encore une perte de revenus et quand on a parti les inscriptions pour la session de janvier, je commençais à voir une baisse. On a parti la session à 50 %. Nos clients nous assuraient qu’ils allaient être là quand on allait revenir. »

Pour la session de mars, l’école compte environ 40 % des inscriptions de janvier.

« Ç’a été tough, mais depuis un an, j’ai travaillé énormément avec Anne H. Benoît. On donne des cours ensemble. On a parti d’autres cours, des entraînements par la danse, ç’a bien répondu. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire et au niveau créatif, j’ai plein d’idées. On s’est dit qu’on ne se laisserait pas abattre, mais je t’avouerai qu’en février, quand on a vu la baisse des inscriptions pour mars, il y a eu une drop de confiance. […] Un moment donné, je me suis dit que je ne pouvais pas faire plus, que c’était hors de mon contrôle », se souvient-elle.

Pas de retour des groupes

À compter du 26 mars, si la région demeure en zone rouge, Alexe Desrosiers-Desgagné pourra offrir des cours privés, en duo ou à des bulles familiales. Les cours privés qu’elle offre déjà en virtuel pourront se transposer en présentiel, mais ils ne concernent qu’une petite partie de sa clientèle.

Si la région tombe en zone orange, elle pourrait offrir des cours en présentiel à huit personnes provenant de bulles différentes.

La propriétaire, comme bien d’autres dans le domaine de la danse, constate des incohérences dans les directives alors que des endroits comme les gyms pourront rouvrir. Elle affirme que les classes se tiennent dans de grands espaces où il est facile de maintenir la distanciation et que les élèves respectaient très bien les mesures.

Cependant, comme les salles de spectacle ouvrent, elle espère qu’un spectacle sera bientôt possible. C’est avec cet espoir qu’elle motive les jeunes. Aussi, avec l’été qui arrive, l’option de prestations extérieures n’est pas exclue.

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