12 mai 2015
De 20$ à 110$ par semaine selon les municipalités
Par: Karine Guillet
Il n'existe pas de normes entourant l'organisation des camps de jour municipaux. | Photo TC Media – Archives

Il n'existe pas de normes entourant l'organisation des camps de jour municipaux. | Photo TC Media – Archives

Les différences entre les services de camp de jour offerts par les municipalités sont notables tant au niveau des prix que des services offerts. Pour le même service, un résident peut payer cinq fois plus cher que celui d’une autre municipalité.

TC Media a comparé le service de camp de jour régulier de 19 villes de l’Est de la Montérégie. Si l’on tient seulement compte du prix des activités de camp de jour, le prix d’une semaine varie de 20$ à 110$ par enfant. À cela s’ajoutent des extras tels que l’utilisation du service de garde, les sorties hebdomadaires où même l’achat d’un chandail obligatoire pour les excursions.

Pour un été complet de sept semaines, incluant le service de garde et le chandail du camp de jour, les résidents de Saint-Basile-le-Grand doivent payer le plus pour inscrire leur enfant. La municipalité offre une programmation plus que complète de semaines thématiques telles que Moyen-Âge, le skate, les athlètes inspirants ou le cirque pour 1022$. La sortie est en option, à 30$ de plus par semaine. À l’inverse, Sorel-Tracy offre aux enfants des activités plein-air, du canot, de l’hébertisme, le service de garde et une sortie par semaine pour 366$.

Boucherville offre pour sa part un service d’animation avec animateurs certifiés totalement gratuit dans certains parcs de sa ville entre 9h et 16h30. Il n’y a toutefois pas de service de garde avant ou après l’activité, de même que sur l’heure du midi.

Pas de normes

Selon la porte-parole de l’Association québécoise du loisir municipal, Geneviève Barrière, une partie de cette disparité s’explique par le manque de normes entourant les camps de jour. «Nous avons fait un cadre de référence qui permet de donner des balises quand une municipalité organise un camp. Sauf que ce n’est pas sous une loi.»

La taille de la population a également un impact sur la capacité d’une municipalité à investir dans un programme de camp de jour. Le porte-parole de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Patrick Lemieux rappelle d’ailleurs que les élus municipaux décident des services qu’ils souhaitent prioriser. «Il y a un avantage compétitif. Des familles qui viennent s’établir vont certainement regarder le panier de services offerts dans chacune des municipalités. Si les camps de jours sont attrayants, ça pourrait être un petit plus».

Demeurer compétitifs

Pour accommoder les familles, plusieurs villes comme Carignan, Otterburn Park, Varennes ou Longueuil offrent un rabais à l’inscription de plusieurs enfants. Mont-Saint-Hilaire et Sorel-Tracy offrent même l’inscription gratuite au troisième enfant.

«Pour une famille de plusieurs enfants, la facture peut monter assez rapidement. Ça doit être pris en compte dans le calcul, mais on ne veut pas non plus taxer davantage les citoyens pour financer les camps de jour. Il y a un équilibre qui doit être fait», explique M. Lemieux.

L’offre de service des entreprises et des organismes à but non lucratif pousse également les municipalités à se démarquer. Selon M. Lemieux, les villes sont de plus en plus poussées à offrir des camps de jours diversifiés orientés autour de toutes sortes de thématiques comme le sport, les arts ou les sciences. «Les camps de jour sont payés en partie par les taxes des citoyens alors il y a une pression pour offrir un service de qualité, adapté aux besoins des familles. Les municipalités sont tout à fait conscientisées à ça.»

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