29 mars 2019
David Savard sous la loupe des recruteurs de la ligue canadienne
Par: Deux Rives

David Savard en était à son deuxième camp d'évaluation. L'an dernier, il avait participé au Défi Est-Ouest regroupant les espoirs du prochain repêchage. Photo courtoisie – Brianna Thickle

Bien qu’il n’ait pas été sélectionné pour prendre part au camp d’évaluation national de la ligue canadienne de football qui se tenait en fin de semaine, du côté de Toronto, le demi-offensif sorelois David Savard, croit avoir fait bonne impression auprès des recruteurs.

Collaboration spéciale de Sébastien Lacroix

Il était effectivement l’un des six porteurs de ballon qui étaient présents, le 13 mars, lors du camp d’évaluation régional de l’Est du Canada auquel une quarantaine d’espoirs étaient en action en vue du prochain repêchage de la LCF qui aura lieu le 2 mai dernier.

À sa position, le porte-couleur du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke est arrivé troisième pour la course de 40 verges sur surface qui lui a donné de la difficulté. Il s’est toutefois repris pour les sauts en hauteur et en longueur, ainsi qu’à l’épreuve des trois cônes, où il s’est classé au premier rang. «On a aussi fait du un contre un contre les secondeurs, des tracés et de la protection de passe et ça c’est bien passé», souligne-t-il.

David Savard ne se formalise pas de ne pas avoir reçu d’invitation pour le camp d’évaluation national. « Parce que si on regarde, les cinq joueurs qui étaient à Montréal et qui seront à Toronto, ce sont tous des demi-défensifs ou des secondeurs. Il n’y en a pas à ma position. Possiblement qu’il n’y avait pas de place », croit celui qui avait pu se faire valoir sur la scène nationale, l’an dernier, lors du Défi Est-Ouest, un match mettant en vedette les espoirs du repêchage de 2019.

Le Sorelois a d’ailleurs pu rencontrer des recruteurs de chacune des équipes qui en avaient dépêché trois à quatre chacune pour l’événement. « Ils prennent des notes dans leur bloc-notes. Ils en profitent aussi pour poser quelques questions et faire des entrevues éclair, raconte-t-il. Ça ajoute un stress. »

Jusqu’ici, il a pu avoir des contacts avec certaines équipes qui lui ont démontré de l’intérêt. « Les Alouettes, très certainement, mais aussi le Rouge et Noir d’Ottawa et les Tigers Cats d’Hamilton. J’ai parlé avec les Argonauts de Toronto, rapidement. Il y a un recruteur des Blue Bombers de Winnipeg qui m’a dit qu’il était content de ce que j’ai fait. Saskatchewan et Edmonton, un peu, mais rien avec Calgary et Colombie-Britannique », indique-t-il.

C’est lors du repêchage du 2 mai prochain qu’il aura plus de réponses lors du prochain, où il espère entendre son nom être prononcé. « Je suis confiant. Je regarderai ça avec beaucoup d’intérêt, mais si mon nom ne sort pas, je ne serai pas dévasté. Ce ne sera pas la fin du parcours pour moi », assure l’étudiant en enseignement de l’éducation physique et à la santé.

« Comme il me reste une année d’éligibilité universitaire, est-ce qu’une équipe va prendre une chance avec moi? Mon agent m’a dit que beaucoup d’équipes parlaient en bien de moi, alors si je ne suis pas repêché, je pourrais aussi être invité au camp comme agent libre, rappelle le footballeur. L’équipe pourrait me garder ou me dire d’aller faire ma 5e année universitaire et revenir l’an prochain. »

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