3 juin 2017
Dans la peau d’une bénévole du Rendez-vous panquébécois à Sorel-Tracy
Par: Deux Rives
Daphnée Bernier est bénévole depuis plus de 20 ans dans diverses organisations. | Photo: TC Média - Jean-Philippe Morin

Daphnée Bernier est bénévole depuis plus de 20 ans dans diverses organisations. | Photo: TC Média - Jean-Philippe Morin

Daphnée Bernier, mère de deux enfants et employée chez Desjardins, fait partie des nombreux bénévoles du Rendez-vous panquébécois à Sorel-Tracy. Impliquée depuis 20 ans dans le bénévolat, elle a accepté d’accorder un entrevue à notre journaliste.

Par: Sébastien Lévesque, 17 ans

Madame Bernier est impliquée de diverses façons dans la 17e édition du Rendez-vous panquébécois, qui se tient à Sorel-Tracy du 1er au 4 juin 2017.

Les bénévoles ont de nombreuses tâches à accomplir lors de la fin de semaine. Ils doivent nourrir près de 800 jeunes, les guider et les déplacer d’un endroit à l’autre, etc.

Cela peut sembler très exigeant émotionnellement. Cependant, Madame Bernier croit le contraire.

« Vous êtes une super belle gang. Vous êtes là parce que vous le méritez vraiment. Vous avez plein d’énergie. Au contraire, faire du bénévolat avec des enfants donne du dynamisme, de l’énergie pour en faire », réagit-elle.

Ce n’est pas la seule qui peut se permettre de faire ce type de commentaire. En effet, de nombreux bénévoles, provenant de multiples milieux, groupes d’âge et d’emploi, se présentent pour la première fois ou à maintes reprises à chaque année à ce Rendez-vous pour supporter les jeunes de diverses façons. Tout cela de leur propre gré, dans leur temps libre.

Pour des gens éloignés du concept du bénévolat, il peut être bien difficile de le comprendre. « Il y a deux raisons pourquoi on fait du bénévolat. Soit que c’est une cause qui nous tient à cœur […] ou soit qu’on a envie de passer du temps avec des nouvelles connaissances, rencontrer des gens et s’impliquer », souligne-t-elle.

Elle explique également que chacun peut pratiquer le bénévolat à son propre rythme. « Je [n’en] fais pas toutes les fins de semaine. C’est quand même quelques jours dans mon année. Pour la majorité des gens, c’est possible de le placer dans leur horaire ».

Pour Madame Bernier, l’étincelle du bénévolat lui est venue dans un salon du livre sur la Côte-Nord. « Cela a connu un succès monstre. Il y a beaucoup d’auteurs pour peu de population. C’est là que j’ai commencé à faire du bénévolat et j’ai eu un coup de cœur. C’est dans ces moments-là qu’on peut tisser des liens avec des personnes qu’on n’aurait jamais rencontrées », raconte-t-elle.

Être bénévole n’est pas une expérience nouvelle pour Madame Bernier. « Ça fait depuis 20 ans que je fais ça […]. C’est plus vieux que toi ça! », ajoute-elle, en s’adressant à notre journaliste de 17 ans, avec un grand sourire sur son visage.

Pourtant, Daphnée ne pense pas quitter le bénévolat de sitôt. « C’est comme faire de l’exercice physique. On le fait parce que ça fait partie de ce qu’on veut faire. Je vais en faire jusqu’à temps que je prenne ma retraite. À ce moment, je vais probablement avoir la chance d’en faire plus », conclut-elle.

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