2 septembre 2020
COVID-19 : le CISSSME se prépare à faire face à une éventuelle deuxième vague
Par: Sébastien Lacroix
La PDG du CISSSME, Louise Potvin, espère que la courbe sera aplanie cet automne pour reprendre une cadence habituelle pour les services de soins de santé.
Photothèque | Les 2 Rives ©

La PDG du CISSSME, Louise Potvin, espère que la courbe sera aplanie cet automne pour reprendre une cadence habituelle pour les services de soins de santé. Photothèque | Les 2 Rives ©

La PDG du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME), Louise Potvin, dresse un portrait très positif de ce qui a été fait dans la région de Sorel-Tracy qui a jusqu’ici été relativement épargnée par la COVID-19.

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Des 1954 employés dans le Réseau local de santé (RLS) de Pierre-De Saurel, seulement cinq ont été atteints par le coronavirus depuis le début de la pandémie. Ce qui a ainsi permis de réduire la transmission communautaire par la suite.

Les efforts consentis à l’Hôtel-Dieu de Sorel, pour diviser en deux les chemins de la clientèle afin d’éviter les patients qui ont des symptômes de la COVID-19 qui pourraient en contaminer d’autres, a été une première action qui a porté ses fruits, juge-t-elle. Le fait que les personnes atteintes aient été hospitalisées à Longueuil ou à Montréal a également contribué à protéger la région.

Une attention particulière a également été portée aux aînés dans le CHSLD de la région. « Nous avons fait une grande surveillance. Le moindrement qu’ils avaient un frisson, on leur faisait passer un test », indique Louise Potvin.

Pour effectuer des évaluations et des dépistages, la salle Jani-Ber a été occupée à raison de sept jours sur sept pendant plusieurs semaines. Elle est maintenant ouverte trois jours par semaine. Elle a d’ailleurs été fréquentée par une trentaine de personnes par jour depuis son ouverture, indique la PDG du CISSSME.

Du renfort à venir

Pour faire face à une éventuelle deuxième vague, le CISSSME a déjà mis sur pied une équipe mobile de dépistage qui peut se rendre dans des entreprises ou des écoles advenant qu’une éclosion de plus de deux personnes soit signalée.

Beaucoup d’équipements ont également été acquis pour le personnel médical, que ce soit des masques, des visières, des blouses à manches longues, etc. Ce qui avait été un enjeu durant la première vague, le printemps dernier.

« Nous en avons suffisamment pour faire trente jours. Tandis que lors de la première vague, nous pouvions en avoir pour quatre jours. Nous étions serrés. Là, nous nous sommes assurés d’être approvisionnés en très grande quantité», assure Louise Potvin.

Il y a également une première cohorte de préposés aux bénéficiaires qui termineront leur formation accélérée le 12 septembre et qui viendront s’ajouter au personnel en place. « Il y en a 51 qui ont été au centre de formation professionnel Bernard-Gariépy, cet été. De ce nombre, 39 ont donné des disponibilités à Contrecœur et Sorel-Tracy, indique la PDG. Il y a une autre cohorte qui sera formée à partir du 28 septembre, mais je n’ai pas encore le nombre précis pour la région. »

Un tout nouveau système a également été mis en place pour surveiller plus étroitement des déplacements de personnel d’une zone chaude vers une zone froide. Le personnel supplémentaire qui viendra s’ajouter devrait donner un sérieux coup de main à ce chapitre. « Nous serons en mesure de réduire les déplacements pratiquement à zéro », espère Louise Potvin.

Pour ce qui est du personnel en place, seulement deux employés sont actuellement absents du travail en raison de la COVID-19 dans l’ensemble du CISSSME. Au plus fort de la crise, il y en a déjà eu 166. Selon les données les plus récentes, 118 des 14 000 employés du CISSSME manquent à l’appel en raison de leur état de santé ou de celle d’un membre de la famille.

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