31 mai 2019
Simulation de désincarcération pour les finissants de l'ESFL au Colisée Cardin
Le consentement sexuel s’ajoute au programme de prévention
Par: Raphaëlle Ritchot

La participation de certains élèves a été nécessaire à la simulation de désincarcération qui a eu lieu au Colisée Cardin. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La participation de certains élèves a été nécessaire à la simulation de désincarcération qui a eu lieu au Colisée Cardin. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La participation de certains élèves a été nécessaire à la simulation de désincarcération qui a eu lieu au Colisée Cardin. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La participation de certains élèves a été nécessaire à la simulation de désincarcération qui a eu lieu au Colisée Cardin. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La participation de certains élèves a été nécessaire à la simulation de désincarcération qui a eu lieu au Colisée Cardin. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Depuis maintenant 11 ans, le Service de protection et d’intervention d’urgence de Sorel-Tracy organise une simulation de désincarcération pour sensibiliser les jeunes finissants de l’École secondaire Fernand-Lefebvre à ne pas conduire sous l’influence de drogues ou d’alcool après leur bal de fin d’année.

En plus de la simulation, des voitures accidentées, de l’ambulance et de l’arrestation, les activités de cette année ont également fait une place à une capsule sur le consentement sexuel.

« Nous avons pu présenter la campagne Tombe pas dans le punch, qui a été mise sur pied par des étudiants du Collège Ellis. C’est un gros plus que l’on n’avait pas avant », a indiqué le technicien à la prévention responsable de l’événement, Francis Gariépy.

Cette capsule vidéo vise à sensibiliser les jeunes aux risques de la consommation d’alcool sur les agressions sexuelles. Selon des statistiques du Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale, l’alcool est présent dans 65 % des cas d’agression. La vidéo et le technicien à la prévention ont rappelé à plusieurs reprises que le consentement de quelqu’un ne peut être donné lorsque la personne est sous l’influence de l’alcool.

Un reflet de la réalité

L’exercice de désincarcération « Vis ton bal vivant » a été très long. Pendant près d’une heure, les pompiers ont démonté une voiture dans laquelle se trouvait un élève acteur et ont fait comme ce qu’ils feraient dans la réalité sur une scène d’accident pour arriver à sortir la victime.

« On veut leur montrer le temps véritable que ça prend quand un accident arrive », a rappelé M. Gariépy.

La simulation a aussi inclus une arrestation. « Les conséquences de conduire sous l’influence de l’alcool sont graves et on voulait montrer ce que ça amène; perdre son permis, une amende dispendieuse, un casier judiciaire », a-t-il énuméré.

D’ailleurs, un accidenté de la route, Loïc Olivier, a également offert un témoignage important. Il a dû être amputé aux deux jambes après un accident alors qu’il regardait son cellulaire en voiture.

« Conduire est la chose la plus dangereuse que l’on fait tous les jours », a-t-il souligné.

M. Gariépy a souligné l’apport de son équipe à cette journée de sensibilisation.

« Les gars prennent ça à cœur parce que si un accident arrive après le bal, c’est ces jeunes qu’on va devoir sauver et on ne veut pas les voir dans ce contexte-là », a-t-il conclu.

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