7 février 2017
Candidature de Martine Ouellet: Plamondon reste neutre
Par: Louise Grégoire-Racicot
Le député Louis Plamondon. | Photo: TC Média - archives

Le député Louis Plamondon. | Photo: TC Média - archives

Comme chef de caucus du Bloc québécois, le député Louis Plamondon a un devoir de réserve. Aussi se garde-t-il d’approuver la candidature de Martine Ouellet à la présidence de son parti. Mais à l’écouter parler, il laisse voir qu’elle serait à la hauteur de ce poste.

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Nul doute dit-il, que Mme Ouellet a une expérience remarquable. Les membres sont très favorables à sa candidature. « Dans le comté, beaucoup s’intéressent à elle. Ils m’en parlent avec intérêt. Que fera-t-elle? me disent-ils depuis un moment. »

Car elle est bien connue, note-t-il. « Elle a une expérience parlementaire importante, a été ministre puis dans l’opposition. Elle a occupé, avant, chez Hydro-Québec des postes importants où elle a géré des budgets de l’ordre de 18 milliards de dollars. Elle est reconnue comme une travaillante et une combative. Elle est loin d’être une mauvaise candidate », dit-il. Une candidature féminine est intéressante, poursuit-il. Elle représenterait du renouveau et saurait rallier, croit-il.

Enfin, il voit comme un atout le fait qu’elle cumule pour un temps le poste de députée à Québec. « Elle sera capable de suivre strictement les règles que le conseiller à l’éthique a énumérées. Elle pourra, les fins de semaine, rencontrer les bloquistes, recruter des candidats, etc. »

Aujourd’hui, il est facile de travailler à distance, ajoute-t-il. « D’ailleurs comme chef, elle ne pourrait, sans être élue, parler en Chambre. Mais nous avons une équipe qui peut le faire, un groupe de recherche qui saura la tenir au courant de tout. Et chose essentielle, elle sera le lien manquant du parti avec Québec. »

Toujours loyal au chef, il le sera à celui ou celle qui succédera à Mario Beaulieu, assure-t-il.

Une autre date

Mais il avoue ne pas avoir été d’accord avec la date retenue du 22 avril 2017. Il aurait préféré l’automne 2018.

« Tant le Parti conservateur que le NPD se choisiront un chef dans les prochains mois. Puis il y a les élections municipales en novembre. Je voyais d’un meilleur œil que nous choisissions d’élire notre chef à l’automne 2018, quelques mois avant l’élection provinciale. Cela aurait donné le temps à Mme Ouellet par exemple de terminer son mandat à Québec. Mais les membres en ont voulu autrement. Et je me rallie. »

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