18 décembre 2018
Avant de critiquer un budget
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit un éditorial hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Plusieurs municipalités ont déjà adopté leur budget. Un exercice complexe pour l’élu qui l’élabore. Il exige une vision d’avenir pour sa municipalité, mais aussi une sensibilité aux besoins et capacités de ses citoyens.

L’élu – lui-même contribuable aux revenus limités – cherche à minimiser tant les impacts financiers que d’humeur de ses commettants. Pourtant, sur les réseaux sociaux, ses décisions sont jugées sévèrement, peu importe les résultats. Chaque hausse de dépenses, prévisible s’il y a inflation, y est presque qualifiée de vol, d’appropriation malveillante ou de dépense folle. Déplorable!

Oui, chaque payeur de taxe a ses besoins, ses limites financières, ses attentes. Mais il vit en société. Il ne doit pas oublier que la municipalité doit trouver comment le satisfaire tout en assumant la responsabilité légale de la sécurité publique (police, sécurité incendie et civile); du réseau routier local (entretien, enlèvement de la neige, éclairage des rues, etc.); du transport en commun; du traitement de l’eau potable et des eaux usées; de gestion des déchets domestiques; de l’amélioration des cours d’eau et de la protection de l’environnement; du logement social; de l’aménagement, d’urbanisme et de développement économique; de dispense d’activités de loisirs et de culture et d’entretien de leurs infrastructures (parc, piscines, patinoires, bibliothèques, etc.). Des constituantes essentielles à la qualité de vie des citoyens.

Il est vrai que tous les citoyens n’ont pas les mêmes revenus. Ceux des retraités sont même fixes. Doit s’ensuivre chez l’élu, une quête incessante de non-gaspillage et de modalités de paiements ajustées.

D’autre part, des citoyens réclament l’ajout de services, même s’ils dénoncent parfois la hausse d’évaluation de leur maison – élément qui sert à déterminer le taux de taxation pour l’année qui vient.

Pourtant, ils la critiquent en sachant fort bien qu’ils espèrent que la vente de leur propriété rapportera plus que l’évaluation. Et qu’ils l’assurent pour un montant beaucoup plus élevé!

Cette évaluation foncière varie d’une municipalité à l’autre, selon l’état, la qualité et la taille du bâtiment, la superficie du terrain et sa rareté, ainsi que sur le prix obtenu par des voisins ayant vendu leur maison dans le secteur.

C’est le total de l’évaluation, combiné aux variations de population, qui permet d’établir quel montant de péréquation la municipalité recevra de Québec pour boucler son budget. Depuis 2015, ce mode de calcul a changé, privant plusieurs municipalités – dont Sorel-Tracy et Massueville – de sommes substantielles. Ce qui les force en 2019 à prélever plus d’argent dans la poche de leurs contribuables pour offrir les services qu’ils attendent. Et cela après avoir entendu à de moult occasions le premier ministre Legault dire qu’il voulait « remettre de l’argent dans les poches des Québécois »!

Un élément de plus à considérer avant de critiquer un budget municipal!

Que de créativité!

On ne doutait pas de toute la créativité dont sont capables Geneviève Dulude-De Celles (scénariste et réalisatrice de films), Guillaume Lambert (scénariste, réalisateur, comédien et écrivain) et Marie-Christine Lachance (auteure, éditrice, metteure en scène).

Mais aujourd’hui, on en a la certitude : ils sont des trentenaires fort doués. Des créatifs, passionnés, travaillants et tenaces qu’ils œuvrent en cinéma, en humour, en télé, sur scène ou à écrire.

Les prix qu’ont récemment reçus – au Gala des Oliviers pour Marie-Christine et Guillaume – ou dans les festivals de cinéma de Québec et de Whistler pour Geneviève, en font foi de belle façon. Ils sont de méritants ambassadeurs de la région. Ils contribuent à rebâtir sa fierté. Bravo!

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