13 juin 2016
Aciers Richelieu produira des pièces pour des satellites canadiens
Par: Sarah-Eve Charland
L’entreprise Les Aciers Richelieu produira des pièces qui seront installées sur les satellites canadiens. | TC Média - Sarah-Eve Charland

L’entreprise Les Aciers Richelieu produira des pièces qui seront installées sur les satellites canadiens. | TC Média - Sarah-Eve Charland

L’entreprise Les Aciers Richelieu vient de mettre la main sur un contrat d’envergure de près d’un million de dollars. L’entreprise soreloise confectionnera un support d’antenne sur des satellites canadiens qui iront dans l’espace.

Le contrat a été signé avec l’entreprise MDA (Corporation MacDonald, Dettwiler et associés), en sous-traitance pour l’entreprise Airbus aérospatiale.

Les employés confectionneront des supports en forme de nid d’abeilles. Il s’agit de trois blocs d’aluminium de 8 pieds par 10 pieds et ayant 4 pouces d’épaisseur. Ces supports seront installés sur les satellites canadiens Radarsat qui servent à la géolocalisation.

« C’est assez compliqué à faire. L’Atelier d’usinage Tracy en avait déjà fait à 22 reprises. On a décidé de cogner à nouveau à ces portes. On a soumissionné et on a gagné l’appel d’offres », explique le président Éric Durand.

La production de supports s’étalera sur deux ans. La première partie de la commande devra être livrée au printemps 2017. Les employés commenceront à travailler sur le projet à l’automne 2016.

Ce contrat d’un million de dollars permettra de consolider cinq emplois pour les deux prochaines années.

Un achat payant

Les secteurs qui ont de l’avenir sont ceux de l’énergie et de l’aérospatial, croit-il. L’achat d’Atelier d’usinage Tracy en août 2015 a permis à l’entreprise d’élargir ses activités.

« À ce moment, l’entreprise fonctionnait plus ou moins bien. Ça allait pour les produits hydroélectriques. On a tenté notre chance du côté portuaire et aérospatial. On travaille sur terre, sur mer et maintenant dans l’espace! », affirme Éric Durand.

Même si le marché de la métallurgie n’est pas à son meilleur, tous les employés des deux usines travaillent activement en ce moment, assure M. Durand. Il a même embauché quatre personnes depuis l’été 2015, portant ainsi le nombre d’employés à une centaine.

L’entreprise a également investi près de 500 000$ dans des équipements depuis l’été dernier. « On a économisé quand ça allait bien pour investir quand ça va moins bien. »

« Les usines se complètent bien. On peut soumissionner pour des contrats auxquels on ne pouvait pas dans le passé, surtout dans le secteur de l’hydroélectricité. On n’utilise plus de sous-traitance, ce qui nous permet d’être dans la game », croit-il.

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