18 mars 2016
Accusé de crimes sexuels à 18 ans, il plaide coupable
Par: Sarah-Eve Charland
Tommy Lemire connaîtra sa sentence sous peu. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Tommy Lemire connaîtra sa sentence sous peu. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le jeune homme de 18 ans, Tommy Lemire, a plaidé coupable, le 17 mars, au palais de justice de Sorel-Tracy, pour l’ensemble des chefs d’accusation qui pesaient contre lui, incluant ceux de contacts sexuels et d’agression sexuelle sur des mineures.

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Lemire a été arrêté au début du mois de janvier 2016 et a été gardé détenu jusqu’à la fin des procédures. De retour devant la cour le 17 mars, quatre nouveaux chefs d’accusation de leurre se sont ajoutés à son dossier. Il a reconnu sa culpabilité sur 15 des 16 chefs d’accusation auxquels il faisait face.

En tout, trois victimes alléguées, toutes âgées de moins de 16 ans, ont porté plainte pour contacts sexuels, incitation à des contacts sexuels et agression sexuelle. Les événements reprochés se sont déroulés entre juillet 2015 et janvier 2016.

« Après avoir étudié l’ensemble du dossier, mon client a décidé de plaider coupable. Il a démontré des remords. C’est un jeune homme qui veut se reprendre en main et qui a de la peine pour les victimes », affirme l’avocat de la défense, Réal Quintal.

De son côté, la procureure de la Couronne, Marie-Josée Bergeron, est satisfaite de la décision de la défense. « Ç’a permis d’éviter aux jeunes victimes de témoigner dans le cadre d’un dossier d’agression sexuelle. »

Elle a demandé le dépôt d’une expertise sexologique et un rapport présentenciel sur lesquels les différentes parties pourront baser leurs plaidoiries sur la sentence.

Le père d’une victime soulagé

Le père d’une des plaignantes a assisté à toutes les étapes des procédures judiciaires. « Ça fait mal au cœur dans un certain sens, mais je suis soulagé qu’il ait reconnu les gestes qu’il a commis. J’attends maintenant avec impatience la sentence. »

L’homme affirme avoir surpris l’accusé dans la chambre de sa fille en plein milieu de la nuit. En constatant son âge, il dit l’avoir poussé à l’extérieur de la maison pour ensuite porter plainte auprès de la police.

« Même s’il a fait quelque chose de mal, je ne lui veux pas du mal. Ce n’est pas la vengeance qui va régler le problème; c’est une thérapie auprès des professionnels en santé. Je souhaite qu’il se fasse soigner », conclut-il.

Le dossier de Tommy Lemire reviendra en cour le 29 avril pour la suite des procédures.

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