27 novembre 2018
À 51 ans, Martin St-Pierre court ses marathons sous les trois heures
Par: Jean-Philippe Morin

Martin St-Pierre, au marathon de Berlin (Photo : gracieuseté)

Courir un marathon sous la barre psychologique des trois heures est un exploit en soi. Le faire à l’âge de 51 ans lors des plus gros marathons au monde, ce l’est encore plus. Martin St-Pierre continue de repousser les limites, lui qui a terminé au premier rang dans son groupe d’âge au plus récent marathon de Philadelphie, le 18 novembre.

Le Sorelois a terminé au 193e rang sur 9 529 coureurs, mais aussi au premier rang sur 450 coureurs chez les 50-55 ans grâce à un temps de 2h53m. Il s’agissait de son 26e marathon à vie. Il n’est passé qu’à quatre minutes de son record personnel obtenu il y a deux ans à Hamilton.

« J’ai toujours aimé courir, raconte-t-il au bout du fil. C’est plus que de l’entraînement, c’est un mode de vie. »

Le 16 septembre dernier, à Berlin en Allemagne, Martin St-Pierre participait à l’un des six plus gros marathons au monde avec ceux de Chicago, New York, Boston, Londres et Tokyo. « Mon objectif est de courir ces six marathons en moins de trois heures. Je suis parvenu à en faire quatre et il ne me manque que Londres et Tokyo. Je suis inscrit à celui de Londres en avril prochain, j’ai très hâte », souligne-t-il.

À Berlin en septembre dernier, à son 25e marathon, il a couru le même temps à quelque secondes près qu’à Philadelphie, ce qui lui a valu le 937e rang au total sur 40 651 participants. Il a aussi percé le top 20 dans sa catégorie d’âge 50-55 ans avec une 19e place sur 4 212 coureurs.

« Cette année, j’ai eu de belles surprises dans mes classements. J’ai aussi eu une 14e place sur environ 4 000 coureurs dans ma catégorie à Boston, où il faut absolument se qualifier pour participer. Quand je cours, je n’ai pourtant pas d’objectif précis de classement. Mon but est d’offrir une belle performance et de franchir la ligne d’arrivée encore en forme. Si je garde mon rythme habituel, je vais m’approcher de mon record personnel et peut-être un jour le battre, qui sait », explique le marathonien.

Courir avec sa conjointe

La conjointe de Martin St-Pierre, Catherine Courchesne, participait à son premier marathon à Philadelphie. Elle a réalisé un exploit peu commun, soit de se qualifier pour le marathon de Boston de l’an prochain grâce à un temps de 3h31m.

« On a ce plaisir commun tous les deux. Quand on arrive de travailler, on ne se pose pas de questions; on se change et on va courir. De faire ce qu’elle a fait à Philadelphie est exceptionnel. Dans un marathon, tout peut arriver après 32 kilomètres, c’est-à-dire dans les 10 derniers kilomètres. Elle a gardé son rythme et tout s’est bien passé », félicite-t-il.

De son côté, Martin St-Pierre veut continuer à courir des marathons tant que son corps le lui permet. Il veut toutefois diminuer le nombre de marathons courus par année.

« C’est dur pour le corps. Le plus que j’ai fait, c’est quatre par année. Je vais probablement en courir deux par année maintenant. Avec des 45 heures de travail par semaine en plus du souper, des tâches dans la maison, des enfants… Il faut apprendre à changer les habitudes et intégrer la course à la routine », conclut-il.

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