10 juillet 2015
Voisinage difficile entre des résidents et Patrick Morin
Par: Sarah-Eve Charland
Patrick Morin ne respecte pas les voisins, déplore le citoyen Dany Forget. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Patrick Morin ne respecte pas les voisins, déplore le citoyen Dany Forget. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Photo prise durant la nuit avec un cellulaire sans utilisation d’un flash | Gracieuseté

Photo prise durant la nuit avec un cellulaire sans utilisation d’un flash | Gracieuseté

Patrick Morin, un mauvais voisin? C’est du moins ce que pensent plusieurs résidents du secteur. Bruit tard le soir et tôt le matin, éclairage éblouissant et mauvais entretien du terrain sont des exemples soulevés par des voisins du magasin.

« Je me suis construit à côté d’un commerce de rénovation. J’en suis conscient. Toutefois, je n’accepte pas le fait qu’il ne respecte pas les règlements municipaux », a affirmé Dany Forget.

Sa cour et celle du commerce sont séparées seulement par une haie de cèdres. Sur place, notre journaliste a constaté que le gazon s’élevait à près d’une quinzaine de pouces au-dessus du sol. La haie de cèdres dépassait le toit de la résidence et ne semblait pas entretenue.

« Ils vendent de tout pour entretenir leur terrain et ils ne le font pas. Des fois, on n’est même pas capable d’avoir huit heures de sommeil parce qu’ils font du bruit », a ajouté sa conjointe, Diane Gobeil.

Il y a quelques années, le commerce a installé des lampadaires pour éclairer la cour. La force des lumières est tellement forte qu’elle éclaire les maisons aux alentours, a affirmé un autre voisin, Camil Milot.

« On n’était même plus capable de manger dans notre salle à manger tellement on était ébloui », a-t-il mentionné.

Les citoyens ont affirmé avoir fait part des problématiques au commerçant à plusieurs reprises. M. Forget a aussi contacté la Sûreté du Québec et la Ville de Sorel-Tracy sans toutefois en voir les effets.

« Ça fait au moins quatre mois que j’ai abordé le dossier avec la Ville. Personne ne prend la responsabilité », ajoute-t-il

Des discussions en cours

Du côté de la Ville de Sorel-Tracy, le porte-parole, Louis Latraverse affirme qu’une dizaine de rencontres ont eu lieu avec le commerçant. « Il y a une bonne collaboration. Il y a eu des modifications, comme pour les lumières, mais cela ne semble pas satisfaire le citoyen. »

Il ajoute qu’un agent du Service de sécurité a fait de la surveillance dès 6 h le matin pour vérifier la plainte pour le bruit. « Encore une fois, les correctifs ont été apportés. »

La Ville a reçu une plainte à ce sujet. « Ça demeure une zone commerciale où il y a des activités commerciales. Il y a des inconvénients », ajoute M. Latraverse.

Lorsque M. Forget a contacté la Ville, un employé lui aurait répondu que la problématique était difficile à évaluer puisqu’elle se déroulait en dehors des heures d’ouverture des bureaux municipaux.

« On n’a pas d’employés 24h sur 24h, mais pour cette problématique, on va débloquer un employé-cadre pour vérifier. Ce qui est important à retenir, c’est que la Ville a fait un bon suivi », a répondu le porte-parole de la municipalité.

Le directeur aux opérations chez Patrick Morin, Richard Lépine, a affirmé être ouvert aux commentaires des clients et des voisins. Le directeur qui était en place a quitté ses fonctions il y a un mois.

« On nous a parlé d’un problème au niveau des lumières. On a monté avec une grue pour changer la direction des lumières. On est conscient que nous sommes près des résidences. On est un bon citoyen corporatif », a-t-il conclu.

Règlements en cause

– Règlement 1763, article 26 c) : Il est défendu à toute personne de faire ou de permettre des opérations de chargement de marchandises à son domicile, place d’affaires ou autre entre 23h et 7h le lendemain.

– Règlement 1763, article 2,4 : Constitue une nuisance et il est prohibé de faire usage d’un appareil d’éclairage muni d’un réflecteur incorporé à l’ampoule ou à l’appareil dirigé vers une autre propriété et, dont l’intensité de l’éblouissement incommode le repos, le confort ou le bien-être du voisinage.

– Règlement 1763, article 2 : Constitue une nuisance publique, le fait de laisser croître des arbustes, des branches, des broussailles ou des mauvaises herbes.

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