5 novembre 2019
Vite répondre
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Il est difficile pour les citoyens qui ne sont pas des experts-comptables de comprendre comment Parc éolien Pierre-De Saurel enregistre un déficit en 2018 de 428 000$ tout en distribuant des dividendes de 1 M$, sans que cela n’affecte sa situation financière. Même réaction chez les administrateurs de la MRC de Pierre-De Saurel!

Oui, je veux bien croire que ce sont les amortissements qui engendrent une telle situation, qu’ils ne sont qu’une opération comptable à inscrire aux livres. Mais j’aurais aimé que l’on m’explique le tout plus rapidement et plus simplement. Plus précisément aussi et non en évoquant des dépenses initiées ici ou là, comme on l’a entendu à la table de la MRC.

Les administrateurs de Parc éolien connaissaient déjà la situation en avril dernier, date du dépôt du rapport du vérificateur. Ils auraient dû en avertir tout le monde, y compris les citoyens fort intéressés à connaitre la suite de ce dossier. Ceux qui ont douté du projet et l’ont honni, comme ceux qui l’ont appuyé. Tous sont d’ailleurs fort intéressés à suivre de près les résultats tangibles de la production de ce parc que la MRC a pris le risque calculé d’installer en y investissant quelque 17 M$.

Jamais auparavant on ne nous a parlé d’une année de transition où les bénéfices – qui dépendent de l’importance des vents – varieraient autant. Ni d’un gain sur les dérives sur les instruments financiers (swap) de 1,3 M$ qui faussent les données, tel qu’expliqué par la comptable du Parc éolien. Et elle ajoute que « Sans ça, on aurait eu un profit de 600 000 $ ».

Voilà un jargon comptable que Parc éolien aurait avantage à vulgariser en assemblée publique. Histoire que tous se retrouvent sur la même longueur d’onde pour en comprendre la signification.

Déjà le directeur général du parc a expliqué que l’expérience aidant, Parc éolien a amélioré ses connaissances et sa productivité. Opsis veille maintenant au fonctionnement du parc. Cela porte déjà des gains de productivité de 130 000$, a-t-il dit.

Enfin, pourquoi croire que les résultats de 2019 seront meilleurs, comme l’affirme le président de Parc éolien, Serge Péloquin?

Voilà des réponses qu’il faut vite fournir. Elles sont d’autant nécessaires pour cultiver la confiance des citoyens envers les administrateurs de Parc éolien. Le silence contribuerait plutôt à alimenter les inquiétudes de d’autres. Des peurs si faciles à attiser et à répandre!

Un autre accident!

Une septuagénaire a été blessée, la semaine dernière dans une collision survenue à l’angle des boul. Couillard-Després et Gagné. Une intersection où depuis quelque trois ans, on réclame que le ministère des Transports (MTQ) intervienne pour en diminuer la dangerosité.

Déjà en 2017, le MTQ avait reconnu que cette intersection posait des problèmes et que des modifications pourraient en améliorer la sécurité. Ce que des citoyens de ce secteur réclamaient depuis 2016.

Mais rien n’a encore été fait. Pourtant cette intersection est d’autant dangereuse que les deux artères qui s’y croisent sont larges. La circulation est rapide sur le boulevard Gagné, et ce, même si des policiers patrouilleurs le sillonnent fréquemment.

Recommander aux gens de ralentir et d’être plus vigilants m’est visiblement pas suffisant. On enregistre plusieurs collisions mineures chaque année, dont certaines avec blessés.

Dès 2006, la Ville avait demandé qu’un feu de circulation soit installé à cette intersection. L’analyse – menée par le MTQ – du débit de véhicules et la configuration de l’artère numérotée ne le justifiait pas. Même un « arrêt » était alors impensable!

Il ne faut pas attendre un accident mortel pour agir. La Ville doit s’allier au député et exiger une intervention immédiate. Le prochain accident sera de trop!

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