13 octobre 2021
Vers le retour d’une succursale Zellers à Sorel-Tracy?
Par: Alexandre Brouillard

Des employés de Zellers Canada ont commencé à faire le ménage dans l’ancienne Librairie Mario Bastiani à l’angle de l’avenue de l’Hôtel-Dieu et de la rue du Prince, à Sorel-Tracy. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Zellers Canada a acquis, à la fin du mois de septembre, l’immeuble abritant anciennement la Librairie Mario Bastiani à l’angle de l’avenue de l’Hôtel-Dieu et de la rue du Prince, à Sorel-Tracy. Plusieurs démarches administratives avec la Ville doivent toutefois être effectuées avant d’officialiser l’implantation du magasin dans la région.

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Rejoint par le journal Les 2 Rives, l’employé de Zellers Canada, Robert Mouniz, explique que la volonté de la compagnie est de rénover le bâtiment existant pour y installer une succursale Zellers.

« On a commencé à vider le bâtiment, mais on attend des nouvelles de la Ville pour pouvoir aller de l’avant avec nos rénovations. J’ai su que dans le passé, la Ville avait l’intention de le détruire, mais on ne veut pas ça », précise M. Mouniz.

Le directeur des communications de la Ville de Sorel-Tracy, Dominic Brassard, soutient toutefois que les représentants du magasin Zellers ne sont pas entrés en contact avec les gens de la Ville. « Pour le moment, Zellers n’a rien déposé à la Ville en lien avec d’éventuels travaux de rénovation. Cela dit, la Ville avait entrepris des démarches judiciaires pour que le propriétaire précédent démolisse l’immeuble parce que ce dernier est en très mauvais état », soutient-il.

Rappelons que plus de 700 personnes avaient signé une pétition, en août 2020, pour empêcher la Ville de Sorel-Tracy de démolir le bâtiment. La pétition faisait valoir que cette maison à la française est « un endroit culturel sans pareil au Québec » et que plusieurs éléments étaient à préserver, dont sa galerie en corbeille ainsi que la structure de ses fondations qui a été solidifiée sur troncs d’arbres ceinturés de fer.

Le maire Serge Péloquin avait expliqué que le bâtiment était dans un état de « quasi-abandon », tandis que le président du comité du patrimoine et conseiller municipal, Patrick Péloquin, avait confirmé que ce bâtiment ne pouvait pas être protégé par le règlement encadrant les démolitions d’immeubles par la Ville, puisqu’il n’a aucune valeur patrimoniale.

Advenant une entente entre la Ville et les représentants de Zellers Canada, M. Mouniz affirme être prêt à réaliser les démarches administratives et que les travaux pourraient être réalisés en seulement 60 jours. Les caractéristiques du magasin et l’échéancier d’ouverture pourraient alors être dévoilés.

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