31 janvier 2017
Une voleuse proposait de payer la caution de son oncle
Par: Deux Rives

Mélanie Vendette a plaidé coupable à trois chefs d’accusation, soit méfaits, vols et utilisation de cartes de crédits dont elle n’était pas la propriétaire, lundi après-midi, au palais de justice de Sorel-Tracy. Elle avait pourtant proposé de payer la caution de son oncle, Stéphane Vendette, il y a deux semaines.

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La nièce du présumé chef du réseau de trafiquants, arrêté le 18 janvier dans le projet Venet à Contrecœur, avait mentionné être en mesure de rassembler le montant suffisant dans de brefs délais lors de la comparution sur remise en liberté de son oncle, le 20 janvier.

Elle faisait d’abord face à 35 chefs d’accusation au début des procédures judiciaires, mais 32 d’entre eux ont connu des arrêts conditionnels.

Avec la complicité de Stephen Lefebvre, lui aussi accusé de trafic de drogue dans le projet Venet, Mme Vendette a cambriolé pour une somme de plus de 13 000$ et causé des dommages de plus de 25 500$ à des véhicules, en plus d’avoir utilisé des cartes de crédit volées. Un total de 23 voitures ont été vandalisées. Dans ses commentaires, Mme Vendette a admis ne pas avoir commis les méfaits, mais d’avoir été présente et d’avoir collaboré aux crimes.

Elle purgera une peine de huit mois dans la collectivité et 150 heures de travaux communautaires, suivi de 2 ans de probation, le tout en suivant les conditions et ordonnances de la Cour. C’est ce que la juge Anne-Marie Jacques a difficilement concédé après avoir entendu la suggestion commune des procureurs, en expliquant que c’était, à son avis, une peine très clémente.

« Cambrioler 23 voitures en un mois, a dit la juge Jacques. Vous aviez commencé à travailler, vous aviez encore de l’aide sociale… ce n’était pas assez? Vous ne possédez pas trop de conscience sociale des conséquences. […] Moi, personnellement, je vous enverrais en prison. »

Cependant, la juge a consenti que pour le bien de son enfant et parce qu’elle n’avait pas d’antécédents, l’accusée pourrait purger sa peine en sursis, sans toutefois entrer en contact avec M. Lefebvre ou M. Vendette, même si la défense en avait fait la demande.

« Dans les circonstances, je ne considère pas qu’il serait favorable pour vous d’entrer en contact avec M. Vendette », a-t-elle affirmé.

Rappelons que lors du projet Venet, six personnes ont été arrêtées dans ce qui s’apparente à un réseau de trafiquants de stupéfiants. En tout, les policiers ont saisi 303 g de marijuana, 95 g de cocaïne, 138 pilules d’amphétamines, plusieurs objets liés à la vente de stupéfiants, 4300$ et un véhicule. Mélanie Vendette n’était toutefois pas impliquée dans ce réseau.

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