30 mars 2017
Une trentaine d’employés sont mis à pied chez Recyclo-Environnement
Par: Louise Grégoire-Racicot
Des employés de Recyclo-Environnement au travail, devant le broyeur. | Photo: TC Média -Pascal Cournoyer

Des employés de Recyclo-Environnement au travail, devant le broyeur. | Photo: TC Média -Pascal Cournoyer

Une trentaine d’employés de Recyclo-Centre ont été mis à pied temporairement, y compris les fondateurs de Recyclo-Environnement Jacinthe Sirois et Jacques Larochelle.

Ces mises à pied ont été effectuées à la suite de recommandations d’un groupe-conseil chargé de suggérer des moyens de redresser l’entreprise. Quant à la directrice générale de l’usine, Recyclo-Environnement, Marie-Andrée Sirois-Larochelle, elle est actuellement en congé de maladie.

C’est Jean-François Abran,le président du conseil d’administration (c.a.) de l’organisme d’économie sociale, qui a confirmé la nouvelle.

Il admet que Recyclo-Environnement est en pleine tentative de redressement organisationnel et financier. Ce pourquoi l’entreprise a retenu les services d’un directeur général par intérim, l’ingénieur Bernard Cyr. Il a reçu des mandats en ce sens.

L’entreprise n’a jamais vraiment pris son envol depuis son ouverture l’été dernier, révèle M. Abran. Non seulement manque-t-elle de fournisseurs d’appareils à déchiqueter, mais elle a éprouvé un bris de son broyeur, pièce maîtresse de l’usine.

« Cela devrait être réglé sous peu, car le concepteur de l’appareil, JEC, est sur place pour le remettre à niveau », explique le président du c.a.

Situation complexe

Le problème de l’entreprise est complexe, car elle peine à générer des revenus, à recruter fournisseurs et racheteurs des matières à recycler, admet M. Abran.

« Toutes les avenues sont scrutées afin de trouver la meilleure. On n’exclut pas la possibilité de fermer si M. Cyr ne trouve pas de produits à broyer et à revendre. »

Le c.a. pense aussi réorganiser légalement les trois secteurs que sont Recyclo-Environnement, le Recyclo-Centre et la gestion de l’écocentre, réunis sous une même entité légale.

Sous la loupe de la MRC

Le conseil des maires de la MRC de Pierre-De Saurel, un de ses bailleurs de fonds, suit de près l’entreprise, admet le préfet Gilles Salvas.

L’entreprise suit les recommandations apportées par un groupe-conseil en gestion d’économie sociale. « Le consultant a fait un diagnostic puis établi une liste de moyens supposés redresser la situation. En attendant, l’entreprise restera au ralenti. Si ça prend quelques mois, ça le prendra », explique M. Salvas.

Même si un nouveau c.a. est en place depuis décembre, c’est en janvier que les maires ont appris les véritables difficultés de l’entreprise.

« Notre objectif est qu’elle se redresse financièrement. Diminuer ainsi les impacts pour la MRC. Pas question qu’elle devienne un puits sans fond », commente M. Salvas.

Les maires ont rencontré les bailleurs de fonds de l’usine: la caisse Desjardins Pierre-De Saurel (7,5 M$ cautionnés à la hauteur de 4 M$ par la MRC), et la Fiducie du Chantier de l’économie sociale (1,5M$). Tous continuent d’appuyer l’entreprise à certaines conditions, révèle-t-il.

Les maires ont aussi incité l’entreprise à rejoindre les rangs de l’Association des récupérateurs du Québec. Un réseau au sein duquel il est possible de recruter fournisseurs et clients, note M. Salvas.

« Il faudra bien que l’entreprise s’autofinance un jour », reconnaît-il.

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