20 septembre 2017
Une Soreloise survit au tremblement de terre au Mexique
Par: Sarah-Eve Charland
Mélissa Plante, à Mexico, quelques jours avant le séisme | Gracieuseté

Mélissa Plante, à Mexico, quelques jours avant le séisme | Gracieuseté

Son appartement a été lourdement endommagé. | Gracieuseté

Son appartement a été lourdement endommagé. | Gracieuseté

Son appartement a été lourdement endommagé. | Gracieuseté

Son appartement a été lourdement endommagé. | Gracieuseté

Son appartement a été lourdement endommagé. | Gracieuseté

Son appartement a été lourdement endommagé. | Gracieuseté

La Soreloise Mélissa Plante peine à réaliser qu’elle est encore en vie près de 24 heures après l’important tremblement de terre de magnitude 7,1 qui a ébranlé le Mexique.

Elle est à Mexico depuis le 11 août pour des contrats de mannequinat. Alors qu’elle attendait pour une audition, elle a senti les murs « brasser ».

« On était une trentaine qui attendaient. Quand ça s’est mis à brasser, on s’est bousculés pour sortir. On ne ressentait même pas la douleur même si on se bousculait. On n’avait que la sortie dans nos têtes », raconte-t-elle.

Rendue dans la rue, elle a aperçu un nuage de poussière causé par l’effondrement d’un immeuble sur la même rue. C’est à ce moment qu’elle a réalisé sa chance d’être encore en vie.

« J’ai eu une crise de panique. Tout ce que je voulais, c’était de parler à ma mère. Mais il n’y avait aucun réseau nulle part. Je voyais tout le monde pleurer. Mon amie et moi, on s’est serrées tellement fort dans nos bras parce qu’on n’en revenait pas d’être en vie », se rapelle-t-elle.

Elle s’est rendue à son appartement loué avec quelques collègues mannequins. Elles n’ont pas été en mesure d’ouvrir la porte d’entrée. Elles ont dû escalader à la courte échelle le patio afin d’accéder à l’intérieur.

Un fil électrique avait défoncé un mur. D’autres parcelles de mur s’étaient effondrées. Des parties du carrelage de la salle de bain avaient éclaté. Elles ont récupéré quelques éléments essentiels, comme leur passeport et leur permis de travail avant de retourner dans la rue.

« On ne savait pas s’il allait y avoir une autre secousse. Lors du tremblement de terre, les murs bougeaient tellement. Je ne sais pas comment l’expliquer. Les bâtiments sont en béton. Je ne me serais pas sentie en sécurité dans aucun bâtiment. Je crois que c’était beaucoup plus sécuritaire dans la rue », soutient-elle.

Maintenant en sécurité

Mélissa Plante a été prise par son agence professionnelle qui lui a réservé une chambre dans un des hôtels considérés les plus sécuritaires à Mexico.

Le lendemain matin, les rues à Mexico étaient désertes. Les gens ne sortaient pas pour rien, ajoute-t-elle. En milieu d’après-midi, c’était l’inverse. Les rues étaient envahies par le trafic.

« Les gens ont hâte de retourner chez eux voir les dommages. Comme moi, j’ai tout laissé à l’appartement. Je ne sais pas ce qui en reste », mentionne-t-elle.

« Aujourd’hui, mon moral va beaucoup mieux. Hier, j’étais tout simplement en état de panique. Je réalise peu à peu ce qui s’est passé. Je vais devoir réfléchir à ce que je vais faire au cours des prochains jours, à savoir si je reviens au Québec ou non », conclut-elle.

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