24 mai 2017
Une Soreloise sacrée championne canadienne en haltérophilie
Par: Jean-Philippe Morin
Caroll-Anne Paul a bien fait lors des Championnats canadiens senior d’haltérophilie, le 21 mai à La Prairie. | Photo: gracieuseté

Caroll-Anne Paul a bien fait lors des Championnats canadiens senior d’haltérophilie, le 21 mai à La Prairie. | Photo: gracieuseté

Elle n’a que 23 ans et ne pèse que 48 kg (106 livres), mais pourtant, elle est capable de soulever 64 kg (141 livres) à l’arraché et 78 kg (172 livres) à l’épaulé-jeté. Ces exploits ont été réalisés par la Soreloise Caroll-Anne Paul, nouvelle championne canadienne senior d’haltérophilie.

La jeune athlète, qui pratique ce sport depuis huit ans, a donc combiné 142 kg dans ses deux levées des épreuves d’arraché et d’épaulé-jeté, le 21 mai, à La Prairie. Ce résultat l’a placée première sur sept participantes dans sa catégorie de poids, 11 kg devant la médaillée d’argent. « Je suis contente puisque j’ai obtenu mon meilleur résultat à l’arraché et j’ai égalé mon meilleur résultat au combiné avec 142 kg », souligne Caroll-Anne Paul.

Une médaille d’or en consolation

Mais la Soreloise n’est pas totalement satisfaite de sa performance. En soulevant la charge de 84 kg à l’épaulé-jeté, elle se qualifiait automatiquement pour les Championnats du monde universitaires. Malheureusement, elle a laissé tomber la barre.

« Je visais vraiment une place aux Championnats du monde. C’était mon objectif premier. Je peux dire que j’ai eu cette médaille d’or comme prix de consolation », souligne-t-elle.

Un mode de vie

Maintenant que cette compétition est terminée, Caroll-Anne Paul s’accorde un repos de deux semaines. Elle veut guérir sa blessure au coude avant de reprendre l’entraînement progressif. Comme il n’y a pas de compétition l’été, elle veut continuer à s’entraîner progressivement afin de participer à d’autres compétitions cet automne.

Pour Caroll-Anne Paul, l’haltérophilie est un mode de vie.

« Il faut pratiquer un régime pour chaque compétition, donc bien soigner son alimentation. Je dois dormir tôt pour être pleine d’énergie, je dois prendre soin de moi. Je m’entraînais cinq fois par semaine en plus de l’école; je n’avais pas le choix d’organiser mon horaire en fonction de l’haltérophilie. Ça prend une bonne discipline », constate-t-elle.

Maintenant qu’elle a terminé son diplôme d’études collégiales à Saint-Hyacinthe, la Soreloise s’est installée en Abitibi, où elle travaille dans un CPE.

« Je vais continuer à pratiquer l’haltérophilie, mais plus dans les mêmes conditions. Je continue pour l’amour du sport », conclut-elle.

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