18 novembre 2020
Une Soreloise d’origine amasse des fonds pour aider sa cousine au Venezuela
Par: Deux Rives

Sa cousine du Vénézuela en compagnie de ses quatre enfants. Photo gracieuseté

Nathalie Leblanc en train de remplir de la paperasse d’immigration. Photo gracieuseté

Texte de Katherine Harvey-Pinard | collaboration spéciale – Le Reflet

La Soreloise d’origine Nathalie Leblanc tente par tous les moyens de soutenir financièrement sa cousine qui habite au Venezuela avec ses quatre enfants. Elle envisage de les voir déménager au Canada à la fin de l’année scolaire. D’ici là, elle amasse des dons, puisque ces démarches occasionnent déjà de nombreux coûts.

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L’histoire de sa cousine, appelée Rachel dans l’article afin de conserver son anonymat, est rocambolesque. Née d’un père québécois qui a vécu son enfance à Sorel-Tracy – feu l’oncle de Nathalie Leblanc – et d’une mère argentine, elle a été élevée au Venezuela. Ce n’est qu’il y a quelques années que Mme Leblanc et quelques autres membres de la famille résidant au Québec ont repris contact avec Rachel via Facebook.

« Avec les médias sociaux, on peut traduire les discussions. Elle pouvait lire ce qu’on écrivait en français et vice-versa. On a créé des liens d’amitié », explique Mme Leblanc, qui réside aujourd’hui à Saint-Constant.

Jeune, Rachel a dû quitter l’école après le secondaire afin d’aider sa mère à trouver de l’argent pour qu’elles puissent se nourrir. À ce jour, Rachel est divorcée et mère de trois enfants. Elle a également à sa charge un quatrième enfant, soit le fils de son frère décédé.

De la paperasse

Rachel, dont les deux parents sont décédés, cherche à avoir une meilleure vie pour elle et ses enfants. Nathalie Leblanc compte bien l’aider à y arriver.

« Je ne peux pas rester indifférente et être spectatrice de son drame, dit la Soreloise d’origine. Quand elle a vu que j’étais prête à l’aider, ça l’a encouragée à continuer ses démarches. »

Étant née d’un père canadien, Rachel est citoyenne canadienne de première génération. Elle a obtenu, l’année passée, son certificat de citoyenneté et son passeport.

Quatre enfants, aucun revenu

Le hic, c’est que les coûts reliés à la paperasse sont faramineux pour la résidente du Venezuela, qui ne peut travailler présentement en raison de la pandémie de COVID-19.

« On a besoin d’argent, lance Mme Leblanc. J’ai personnellement donné plus de 1000 $. D’autres membres de la famille ont aussi donné beaucoup d’argent. »

Elle aimerait que sa cousine s’installe au Québec avec ses quatre enfants à la fin de l’année scolaire, afin d’éviter un choc climatique.

« Entretemps, on doit la faire vivre là-bas. Elle n’a aucun revenu. Il n’y a pas de PCU là-bas », ajoute-t-elle.

Depuis fin septembre, Mme Leblanc a amassé 7500 $, qui aideront pour la traduction des documents, les demandes de passeport et les billets d’avion, entre autres. Plusieurs citoyens ont aussi fait des dons d’électroménagers, de meubles et de vêtements en vue de leur arrivée au Québec.

Recommencer à zéro

À son arrivée au Québec, la cousine de Nathalie Leblanc devra « recommencer à zéro ».

« C’est pour ça qu’on devra lui donner un petit montant pour qu’elle puisse remonter la pente. On veut lui payer un loyer d’au moins trois mois », dit-elle.

La famille envisage de lui trouver un logement à Granby. «Ce serait une belle place pour commencer, qui ne coûterait pas trop cher, et où il y a une bonne communauté hispanophone. Les enfants ne parlent qu’espagnol, ils devront être intégrés dans une école francophone rapidement », mentionne-t-elle.

Pour donner: nathaliemr@hotmail.com ou https://www.facebook.com/donate/365643661126133/.

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