8 mai 2018
Une sculpture sera érigée pour remémorer l’histoire de Yamaska
Par: Sarah-Eve Charland

Le sculpteur Michel Jacques (Photo : Gracieuseté)

Le sculpteur Michel Jacques a lancé une campagne de financement afin de créer une grande sculpture qui permettra de remémorer les grands pans de l’histoire de Yamaska au parc J.-B. St-Germain.

En participant à Foudl’Art il y a quelques années à l’école primaire de Yamaska, il a constaté que plusieurs éléments historiques étaient peu connus des nouvelles générations. Il croit primordial de mettre sur pied une œuvre qui permettra de faire revivre l’histoire de la municipalité à travers le temps.

« Les jeunes ne se rappelaient même plus qu’il y a eu un pont du Canadien National (CN) traversant la rivière Yamaska. Ça m’a titillé. L’histoire est en train de se perdre. J’ai alors monté ce projet. La sculpture va raconter quelques passages de l’histoire de Yamaska. […] Je suis natif de Sorel-Tracy, mais j’habite à Yamaska depuis 49 ans. Je suis un Maskoutain de choix », affirme-t-il.

L’artiste a fait le design et coupera l’acier lorsqu’il sera prêt. Il utilisera de l’acier écaillé par la rouille et de l’acier brossé. M. Jacques espère installer son œuvre au cours de l’été. La sculpture mesurera 10 pieds de large, cinq pieds de profondeur et neuf pieds en hauteur.

La pièce sera installée au parc J.-B. St-Germain à l’endroit exact où l’éboulis a eu lieu en 1974. Cette histoire fera notamment partie prenante de l’œuvre. M. Jacques rappelle que Jean-Baptiste St-Germain avait perdu la vie lors de ce tragique événement. C’est pourquoi le parc a été nommé en son honneur.

L’ancien pont du CN, l’éboulis, le calvaire, le parc éolien, la rivière Yamaska et les quenouilles, l’emblème de la municipalité, seront représentés dans l’œuvre.

Afin de compléter son œuvre, il doit récolter entre 15 000 $ et 18 000$. La municipalité s’est déjà engagée à participer financièrement et à assurer l’entretien à long terme. Les familles ou les personnes qui investiront dans le projet verront leur nom apparaître sur une plaque commémorative près de la sculpture.

« Je voulais un projet participatif. Je voulais que les gens en prennent possession. J’espère que l’œuvre restera plus de 100 ans. Les noms qui seront gravés vont donc survivre plus longtemps que les gens eux-mêmes. J’ai déjà quelques réponses favorables », ajoute M. Jacques.

Les personnes intéressées à participer au financement de la sculpture peuvent communiquer directement avec l’artiste Michel Jacques en composant le 450-789-3004.

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